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La France invite des penseurs du monde entier à s'engager pour l'environnement

Image d'illustration.
Image d'illustration. Joel Saget, AFP

Deux sommets distincts étaient consacrés à l'environnement, mardi à Paris. L'un, rassemblant des négociateurs en vue de la COP21. L'autre, réunissant des penseurs, pour donner à la crise climatique sa dimension de "crise de sens", selon Hollande.

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Une fois n'est pas coutume, l’environnement était à l'honneur à Paris mardi 21 juillet. Des dizaines d'autorités morales de tous les continents - dignitaires chrétiens, sages asiatiques, Indiens d'Amazonie, théologiens musulmans - étaient rassemblés dans la capitale française pour un "sommet des consciences" sur le climat. Par ailleurs, une quarantaine de représentants de pays du monde entier entamaient le deuxième jour des négociations visant à aplanir les différends pour faciliter la conclusion d'un accord lors de la conférence COP21 qui se tiendra dans quatre mois en France.

Le "sommet des consciences" était organisé par Nicolas Hulot, ex-présentateur de télévision aujourd'hui envoyé spécial de François Hollande pour la protection de la planète. Il vise à montrer "que la crise climatique, et plus largement la crise écologique, ne se réduit pas à ses dimensions scientifique, technologique, économique et politique [mais qu’]il s'agit d'une crise de sens", a souligné François Hollande à la tribune du Conseil économique, social et environnemental (CESE), au palais d’Iéna.

"C'est la raison pour laquelle nous avons besoin de nous mettre au plus haut niveau de réflexion", a-t-il ajouté devant un hémicycle de penseurs et chefs religieux. L'ex-secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, le Bangladais Muhammad Yunus, pionnier du microcrédit et prix Nobel de la paix 2006, ou encore le patriarche orthodoxe Bartholomée ont participé au sommet.

Planter un arbre ou carrément un jardin

"La seule manière de réduire la présence du carbone, c'est de planter", a plaidé le photographe brésilien Sebastiao Salgado, qui a introduit "plus de deux millions d'arbres" dans l'immense périmètre de la ferme de ses parents. "Il faut inviter les paysans à la COP21", a-t-il enchaîné, dubitatif devant "les discussions bureaucratiques et techniques".

Dans le même ordre d'idées, l'altermondialiste indienne Vandana Shiva a émis le voeu, sous l'œil approbateur de Nicolas Hulot, "que chaque participant à la COP21 s'engage à planter un jardin".

Des Indiens d'Amazonie, en costumes traditionnels, plumes et visage peint, ont apporté un poignant témoignage qui a fait se lever l'assemblée réunie au Palais d'Iéna. "Nos territoires sont en train d'être détruits par des hommes avides", a accusé Valdelice Veron, "porte-parole d'un peuple qui refuse de mourir en silence", les Guarani-Kaiowa du Brésil, pointant du doigt la course aux agrocarburants ou la construction de barrages hydro-électriques et évoquant un crime d'"écocide".

Les participants au sommet ont signé un "appel des consciences pour le climat" qui doit être adressé à chaque chef de délégation à la COP21 et les invite à s'interroger, "en conscience, sur les positions, les choix qu'il aura à défendre". Parmi les signataires figure l'acteur Arnold Schwarzenegger, présent via un message vidéo.

Percée dans les négociations

Au même moment, toujours à Paris, les négociateurs d'une quarantaine de pays cherchaient des compromis sur deux questions majeures : le niveau d'ambition du futur accord, et la répartition des efforts entre pays développés et en développement. Selon la négociatrice française, la réunion a marqué une "percée" dans les discussions avant la COP21.

Le Bourget, près de Paris, accueillera du 30 novembre au 11 décembre 2015 la prochaine grande conférence sur le climat, qui réunira 195 pays sous l'égide de l'ONU, avec pour objectif de limiter à 2°C la hausse du thermomètre global.

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