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Sur Twitter, les blagues aussi sont soumises au droit d’auteur

France 24

Excédée de voir ses tweets humoristiques repris sans qu'elle soit citée, une rédactrice freelance américaine a obtenu de Twitter le retrait des messages reprenant ses blagues sans la créditer.

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Il n’est pas toujours facile de faire preuve de sagacité en 140 signes. Nombreux sont donc les utilisateurs de Twitter à reprendre à leur compte des formules ou blagues empruntées à d’autres twittos. Mais ceci pourrait bien prendre fin, comme l’explique une histoire rapportée par le site américain The Verge.

Début juillet, Olga Lexell, rédactrice freelance basée à Los Angeles, a tweeté une blague - intraduisible en français - sur le régime alimentaire des hipsters. Dans les jours qui ont suivi, de nombreux utilisateurs ont copié-collé son message sur leur propre compte sans la créditer, ce qui l’a particulièrement agacée.

Quelques jours plus tard, une partie des tweets dupliqués ont été masqués par Twitter, laissant place à un message automatique : "Ce tweet a été retiré suite à une notification du détenteur des droits d’auteur."

L’Américaine s’est adressée au réseau social pour faire valoir son droit d’auteur. "J’ai expliqué à Twitter qu’en tant que pigiste, je vis des blagues que j’écris et j’utilise certains de mes tweets pour tester mes blagues. J’ai donc expliqué qu’en tant que telles, les blagues sont ma propriété intellectuelle et que les utilisateurs en question n’avaient pas mon autorisation pour les republier sans me citer", a tweeté Olga Lexell.

Sa démarche est on ne peut plus simple : elle a rempli un formulaire en ligne sur le site de Twitter. Mais si de nombreux tweets sont ainsi retirés par les administrateurs du réseau social lorsqu’il est question de droits sur des photos ou des vidéos, il est beaucoup plus rare que du texte fasse l’objet de réclamations.

Sur Twitter, cette histoire a suscité bien des questions : les blagues copiées-collées de sites web (donc publiées d’abord hors Twitter) vont-elles également être soumises au droit d'auteur ? Qu'en sera-t-il des blagues traduites à partir d'une langue ? Pour l'heure, qu'on se rassure, ces interrogations métaphysiques n'ont pas ébranlé outre-mesure le petit ronronnement de la twittosphère, qui continue, insouciante, de se marrer sans trop se poser de questions.

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