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Israël ordonne la construction immédiate de 300 logements en Cisjordanie

Des Palestiniens à proximité de la colonie de Beit El, en Cisjordanie, le 7 avril 2015.
Des Palestiniens à proximité de la colonie de Beit El, en Cisjordanie, le 7 avril 2015. Abbas Momani, AFP

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a ordonné, mercredi, la construction "immédiate" de 300 logements en Cisjordanie occupée. Une décision qui s'apparente à un "crime de guerre" selon les Palestiniens.

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En Cisjordanie occupée, de nouvelles habitations israéliennes devraient bientôt voir le jour. "Après des consultations au bureau du Premier ministre, la construction immédiate de 300 logements à Beit El [une colonie de Cisjordanie proche de Ramallah, NDLR] a été autorisée", indique un communiqué du gouvernement israélien publié mercredi 29 juillet.

Selon le bureau de Benjamin Netanyahou, cette décision concerne "une construction promise il y a trois ans par le gouvernement israélien suite à la destruction des maisons de la colline de l'Oulpena", un quartier de Beit El où des colons avaient bâti sans autorisation.

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Le ministre de l'Éducation, Naftali Bennett, lui-même ancien leader des colons de Cisjordanie, a accueilli chaleureusement cette nouvelle : "Cette décision est une réponse sioniste, c'est de cette manière que nous allons construire notre pays", a-t-il affirmé dans un communiqué.

Un accord préliminaire a par ailleurs été donné pour la construction de quelque 500 logements à Jérusalem-Est, la partie palestinienne de la ville occupée et annexée par Israël : "115 à Pisgat Zeev, 300 à Ramot, 70 à Guilo et 19 à Har Homa", a indiqué ce même communiqué.

"Des crimes de guerre" freinant la paix

Ces annonces de constructions, considérées comme illégales par la communauté internationale, n'ont pas manqué de faire réagir les principaux intéressés. Les Palestiniens ont ainsi déclaré que les "activités liées à la colonisation" s'apparentaient à des "crimes de guerre" qui s'inscrivent dans "un plan des dirigeants israéliens pour imposer le 'Grand Israël' sur la Palestine historique et détruire la solution à deux États et la chance d'une paix".

Hanane Achraoui, membre dirigeant de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) a également "condamné la folle escalade de la colonisation menée par le gouvernement extrémiste" de Benjamin Netanyahou.

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Dans le même temps, l'armée israélienne a détruit, mercredi, deux bâtiments inachevés dans cette même colonie de Beit El, suite à une décision de justice. Les démolitions de ces maisons construites illégalement ont dégénéré en heurts entre des colons et les forces de sécurité israéliennes, a constaté un photographe de l'AFP.

La Cour suprême israélienne avait ordonné le mois dernier la destruction de ces deux bâtiments, et rejeté mercredi matin l'appel de l'entrepreneur contre la destruction. Abderrahmane Qassem, propriétaire palestinien des terres sur lesquelles ces habitations étaient construites, a déclaré "avoir remporté aujourd'hui une victoire sur les colons qui ont volé ma terre".

Près de 400 000 colons israéliens vivent actuellement en Cisjordanie occupée, et près de 200 000 autres Israéliens vivent dans différents quartiers de Jérusalem-Est. Dix ans tout juste après le retrait unilatéral israélien de la bande de Gaza, une majorité d'Israéliens seraient favorables à une reprise de la colonisation à Gaza.

Avec AFP et Reuters

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