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SANTÉ

Un vaccin contre Ebola se révèle efficace à 100 %

L'essai clinique en Guinée a débuté le 23 mars dernier et consistait à évaluer l'efficacité et la sûreté d'une seule dose de VSV-ZEBOV.
L'essai clinique en Guinée a débuté le 23 mars dernier et consistait à évaluer l'efficacité et la sûreté d'une seule dose de VSV-ZEBOV. Capture d'écran, France 24
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L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé vendredi qu'un vaccin contre le virus Ebola testé depuis le mois de mars en Guinée s'avère être efficace à 100 %.

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Les premiers résultats d'un vaccin à l'essai en Guinée contre la fièvre Ebola montrent qu'il est efficace à 100 %, a annoncé, vendredi 31 juillet, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), ce qui laisse espérer qu'une campagne d'injections pourrait mettre fin à l'épidémie qui fait rage en Afrique de l'Ouest.

"S'il s'avère efficace, le vaccin changera la donne, la gestion de la crise actuelle liée à Ebola de même que les épidémies futures", a déclaré Margaret Chan, la directrice générale de l'OMS, lors d'une conférence de presse à Genève, parlant d'avancée "très prometteuse".

>> À voir sur France 24 : "Ebola : une campagne de vaccination redonne espoir à la Guinée"

Les premiers résultats de l'essai clinique du vaccin VSV-ZEBOV, effectué en Guinée sur quelque 4 000 personnes non infectées en contact étroit avec un patient contaminé, montrent que le produit offre une protection complète contre la fièvre hémorragique dix jours encore après son administration.

Le vaccin a été mis au point par l'agence de santé publique du Canada, qui en a ensuite cédé la licence à NewLink Genetics, lequel a ensuite signé un accord confiant au groupe américain Merck la responsabilité de le développer, le fabriquer et le distribuer.

Stratégie dite de "vaccination en anneau"

L'Alliance du vaccin (Gavi), qui achète des vaccins en gros afin de les fournir à des prix abordables pour les pays en développement, a fait savoir qu'elle était prête à acquérir ce vaccin dès qu'il serait validé. "Nous devons être prêts à agir où que ce soit contre la menace du virus", a déclaré Seth Berkley, directeur du groupement.

>> À voir sur France 24 : "Ebola, la menace au quotidien"

L'essai clinique en Guinée a débuté le 23 mars dernier. Il consistait à évaluer l'efficacité et la sûreté d'une seule dose de VSV-ZEBOV dans le cadre d'une stratégie dite de "vaccination en anneau", par laquelle on immunise les personnes en contact le plus étroit avec un patient infecté. L'essai est toujours en cours et sera étendu pour inclure les adolescents de 13 à 17 ans, et peut-être aussi les enfants de 6 à 12 ans, a précisé l'OMS.

Jeremy Farrar, spécialiste des maladies infectieuses et directeur de la fondation caritative britannique Wellcome Trust, a salué "l'approche novatrice et pragmatique de cet essai clinique, qui a permis à l'équipe en Guinée d'évaluer ce vaccin au milieu d'une épidémie".

MSF veut étendre les tests au Liberia et en Sierra Leone

"Notre espoir est que ce vaccin contribue maintenant à mettre un terme à cette épidémie et soit disponible pour les inévitables épidémies futures", a-t-il indiqué dans un communiqué. Plus de 11 200 personnes sont mortes de l'épidémie, essentiellement dans trois pays d'Afrique de l'Ouest (Sierra Leone, Guinée et Liberia), depuis que la fièvre Ebola s'est déclarée en décembre 2013.

Médecins sans frontières (MSF), à la pointe de la lutte contre Ebola en Afrique de l'Ouest, a souhaité que le VSV-ZEBOV soit étendu à d'autres foyers de l'épidémie au Liberia et en Sierra Leone afin de briser les chaînes de transmission et de protéger les intervenants en première ligne.

>> À lire sur France 24 : "Liberia : pendant l'épidémie d'Ebola, un fabricant d'huile de palme prospère"

Les résultats prometteurs de cet essai en Guinée sont un soulagement pour les chercheurs, qui redoutaient que la forte diminution des cas enregistrés cette année ne finisse par ruiner leurs efforts.

Un essai portant sur 28 000 personnes au Liberia a dû être abandonné après n'avoir atteint que son objectif de mi-étape avec 1 500 participants. Des projets similaires en Sierra Leone ont également été revus à la baisse. L'étude en Guinée, où de nouveaux cas sont toujours recensés, était donc le seul espoir de démontrer l'efficacité d'un vaccin.

Avec Reuters

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