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La présidence du Kurdistan irakien demande au PKK de quitter la région

Le président du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, lors d'une conférence de presse à Erbil, le 6 avril 2015.
Le président du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, lors d'une conférence de presse à Erbil, le 6 avril 2015. Safin Hamed, AFP

Le président du Kurdistan irakien a demandé aux militants du PKK de quitter la région pour mettre fin aux raids de l'aviation turque et éviter que des civils soient tués. Il a également lancé un appel à la reprise du dialogue entre le PKK et Ankara.

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Les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) doivent partir pour empêcher que les raids de l'aviation turque contre leurs positions ne fassent des victimes parmi les civils, a affirmé, samedi 1er août, la présidence de la région autonome du Kurdistan irakien.

"Le PKK doit éloigner son champ de bataille de la région du Kurdistan irakien pour que les civils ne deviennent pas des victimes de cette guerre", a ainsi indiqué le bureau du président de la région Massoud Barzani, dans un communiqué.

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Depuis le 24 juillet, des F-16 turcs visent des positions du PKK en Irak et du groupe jihadiste État islamique (EI) en Syrie, dans le cadre de la "guerre contre le terrorisme" engagée par le président Recep Tayyip Erdogan après l'attentat du 20 juillet à Suruç qui a fait 32 morts.

Le PKK, considéré par Ankara comme "terroriste", a affirmé qu'il avait perdu peu d'hommes dans les frappes alors que l'agence gouvernementale turque Anatolie a rapporté samedi qu'environ 260 combattants de cette guérilla kurde turque avaient été tués et des centaines d'autres blessés.

De nouveaux raids ont été signalés samedi, le pouvoir islamo-conservateur ayant promis de les poursuivre "aussi longtemps qu'il faudra".

Selon Anatolie, le frère du leader du parti prokurde de Turquie Selahattin Demirtas, devenu la cible politique numéro un du président Recep Tayyip Erdogan, a été blessé dans ces raids.

Barzani presse le PKK de renouer le dialogue avec Ankara

L'enrôlement de Nurettin Demirtas dans les rangs de la guérilla est régulièrement dénoncé par le pouvoir comme un signe supplémentaire de la "collusion" entre le PKK et le parti prokurde HDP.

Le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) de Massoud Barzani a toujours eu des désaccords avec le PKK même s'il a autorisé les combattants de cette guérilla à établir leurs camps dans les montagnes du Kurdistan irakien.

Dans le même communiqué, le président Barzani a pressé le PKK et le gouvernement turc de renouer leur dialogue de paix, alors que la trêve, qui tenait depuis 2013 entre les deux parties, a volé en éclats après les récentes violences.

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"La présidence du Kurdistan demande clairement que le PKK garde ses positions militaires en dehors de la région pour ne pas donner au gouvernement turc un prétexte pour justifier ses frappes contre des civils", a dit à l'AFP Kifah Mahmoud, un conseiller de Massoud Barzani.

"La Turquie ne bombardera pas les civils si le PKK n'a plus de bases dans la région [du Kurdistan]", a souligné ce conseiller.

Avec AFP

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