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La Bourse d'Athènes clôture sur une chute historique

Après cinq semaine d'interruption, la Bourse d'Athènes a connu une reprise marquée par une chute de 16,23 % à la fermeture.
Après cinq semaine d'interruption, la Bourse d'Athènes a connu une reprise marquée par une chute de 16,23 % à la fermeture. Aris Messinis, AFP

La Bourse d'Athènes a subi une chute historique de plus de 16 % à l'issue de sa première journée de cotation, après cinq semaines de fermeture liée à l'application d'un contrôle des capitaux en Grèce.

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La Bourse d'Athènes a connu une journée noire, lundi 3 août, pour sa première séance après cinq semaines de fermeture due à l'instauration d'un contrôle des capitaux en Grèce. L'indice ATHEX a fermé sur une chute historique de 16,23 %. Le précédent plongeon d'une ampleur comparable remonte à 1987, lorsque la Bourse d'Athènes avait perdu 15,3 % sur une séance.

La dégringolade boursière grecque est largement due au secteur bancaire, qui représente près de 20 % de l'ATHEX, et qui a perdu près de 30 % en une journée. Les investisseurs anticipent, en effet, un vaste plan de restructuration des banques grecques, dont les réserves ont diminué de plusieurs milliards d'euros depuis novembre 2014 et qui auraient fait faillite sans le soutien de la Banque centrale européenne.

Incertitudes

C'est d'ailleurs à la suite des mesures de contrôle des capitaux imposées fin juin par les autorités grecques pour endiguer les sorties d'euros du pays et limiter les retraits en banques que les transactions à la Bourse d'Athènes avaient été suspendues.

La crise bancaire qui s'est ajoutée aux problèmes rencontrés par Athènes pour rembourser ses dettes a poussé le gouvernement d'Alexis Tsipras à trouver un accord avec les créanciers du pays (Union européenne, Fonds monétaire internationale et Banque centrale européenne).

Mais les détails de l'accord doivent encore être négociés et les banques continuent à avoir besoin de liquidités pour survivre. C'est cette incertitude qui a pesé sur les valeurs bancaires à la Bourse d'Athènes. D'après le quotidien "Avgi", proche du parti Syriza du Premier ministre, le gouvernement cherche actuellement à obtenir un prêt d'urgence de 10 milliards d'euros pour assurer la survie à court terme des principales banques grecques.

Avec Reuters

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