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MH370

MH370 : les enquêteurs malaisiens se rendent à Paris pour se coordonner avec la justice française

Le débris d'une aile d’avion, retrouvé à Saint-André dans l'est de La Réunion, le 29 juillet 2015.
Le débris d'une aile d’avion, retrouvé à Saint-André dans l'est de La Réunion, le 29 juillet 2015. Yannick Pitou, AFP
4 mn

Les enquêteurs malaisiens et français se retrouvent à Paris ce lundi, cinq jours après la découverte d'un débris d'aile à La Réunion, pour coordonner leurs enquêtes sur la disparition du vol MH370. Quatre des 239 passagers étaient français.

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Cinq jours après la découverte d'un fragment d'aile de Boeing 777 à La Réunion, juge, gendarmes et experts aéronautiques français et malaisiens se réunissent lundi 3 août à Paris afin de coordonner leur action dans l'enquête sur la disparition du vol MH370.

En attendant le début des analyses techniques du débris, acheminé en métropole samedi 1er août, une délégation malaisienne dirigée par le directeur général de l'aviation civile Azharuddin Abdul Rahman et composée de représentants de Malaysia Airlines et de la justice malaisienne, rencontrent à huis clos un des trois juges français chargés de l'affaire. À ses côtés, les enquêteurs de la section de recherche de la gendarmerie des transports aériens (SRGTA) et des représentants du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA).

Les résultats de l’analyse, qui débutera mercredi, de ce volet bordant l'aile d'un avion, pourraient déterminer s'il s'agit d'un morceau du Boeing 777 du vol Malaysia Airlines 370 disparu mystérieusement le 8 mars 2014 avec 239 personnes à bord, dont 153 Chinois. La trace de ce vol Kuala Lumpur-Pékin avait été perdue au-dessus de l'océan Indien après qu'il eut bifurqué de son plan de vol pour une raison non élucidée.

Les protagonistes de cette réunion qui se tient dans un lieu non précisé devraient faire le point sur les découvertes du débris d’aile et de morceaux d'une valise. Ils devraient également évoquer les modalités de coopération judiciaire. La justice française s'est saisie de l'affaire car quatre des 239 victimes sont françaises.

"Ne pas attendre des miracles"

Cette découverte a provoqué un certain emballement autour d'une des plus grandes énigmes de l'histoire de l'aviation civile. Les familles de disparus, déjà exaspérées par plus de 16 mois de fausses alertes, ont replongé dans un sentiment confus fait d'optimisme et de circonspection.

Seule certitude pour l'instant : le fragment d'aile est bien celui d'un Boeing 777. "Ça a été vérifié par les autorités françaises avec le constructeur Boeing, le NTSB américain [l'agence de sécurité des transports, NDLR] et l'équipe malaisienne", a confirmé le ministère malaisien des Transports.

La piste du MH370 est donc plus que jamais relancée : aucun autre accident aérien n'a impliqué ce type d'appareil dans cette région du monde. L'avionneur américain Boeing va d'ailleurs dépêcher une équipe "technique" pour participer à l'expertise à Toulouse en compagnie de représentants français, malaisiens, chinois et américains.

"La pièce sera expertisée avec les moyens modernes physiques et chimiques et notamment avec un microscope à balayage électronique qui peut grossir jusqu'à 100 000 fois, afin de comprendre les ruptures locales de la pièce", comment elle a été abîmée, explique à l'AFP Pierre Bascary, ancien directeur des essais à la Direction Générale de l'Armement (DGA).

Mais au-delà de l'identification du vol, les analyses ont peu de chances de dessiner le scénario de la catastrophe, estiment des experts. "Il ne faut pas attendre des miracles de cette analyse", insiste l'ancien directeur du BEA Jean-Paul Troadec. Pour tirer des conclusions, il faudrait que "la pièce soit au centre de l'accident, les chances sont assez faibles", estime également M. Bascary. Avec ces "deux mètres carrés d'avion, […] ça va être très difficile d'avoir des certitudes".

Avec AFP

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