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Ligue 1 : qui peut contester la suprématie du PSG ?

L'an passé, le PSG a écrasé la concurrence sur les compétitions domestiques
L'an passé, le PSG a écrasé la concurrence sur les compétitions domestiques Franck Fife, AFP

Plus encore que les saisons précédentes, le PSG semble armé pour dominer de la tête et des épaules le championnat de France de football. Sauf surprise, seuls deux clubs semblent en mesure de rivaliser – un temps ? – avec l’ogre parisien.

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• Paris Saint-Germain

À l’image de l’Olympique Lyonnais des années 2000, le Paris Saint-Germain entame cette saison de Ligue 1 2015-16 dans la peau d’un grandissime favori. Triple tenant du titre, le club de la capitale ne vise rien d’autre que la passe de quatre. Et sur le papier, difficile d’imaginer un scénario différent, alors que se profilent les premières joutes hexagonales.

À l’inverse de tous ses concurrents, le PSG a profité de l’intersaison pour se renforcer. Une arrivée illustre parfaitement cet état de fait : celle d’Angel Di Maria. L’ailier argentin, transféré de Manchester United pour plus de 60 millions d’euros, doit être présenté dans les toutes prochaines heures. Il sera un atout considérable dans la quête de succès continental du club de la capitale.

Un seul départ notable est à signaler, côté parisien : celui de Yohan Cabaye, transféré à Crystal Palace pour 14 millions d’euros. Peu utilisé par Laurent Blanc, l’ancien joueur de Newcastle a été remplacé numériquement par un autre Français, Benjamin Stambouli. Après une saison manquée du côté de Tottenham, le Marseillais de naissance s’est engagé pour cinq ans au PSG, où il devra s’imposer dans un effectif déjà pléthorique.

Outre Stambouli, arrivé pour 9 millions d’euros, le club francilien a aussi officialisé le transfert de Serge Aurier, déjà au club l’an passé sous forme d’un prêt assorti d’une option d’achat de 11 millions d’euros. Avant l’arrivée de Di Maria, le PSG s’était donc déjà activé en faisant venir plusieurs joueurs de champ. Mais au mois de juillet, c’est dans les buts que la cellule de recrutement du champion en titre a réalisé son pari le plus surprenant.

Désireux de trouver un rival de taille à Salvatore Sirigu, le club francilien s’est offert le gardien allemand de Francfort Kevin Trapp pour 9,5 millions d’euros. Un camouflet pour le portier italien, relégué au rang de numéro 2 dans la hiérarchie, et qui depuis se cherche un nouveau point de chute.

Mais c’est un autre cadre de l’équipe qui pourrait poser le plus de problèmes à Laurent Blanc : leader technique de l’entrejeu du PSG, le métronome Thiago Motta a manifesté son désir de quitter la capitale, trois saisons et demi après avoir endossé pour la première fois le maillot bleu et rouge. Mais faute de solution de remplacement, la direction du club envisagerait toujours de retenir le milieu italien contre son gré. Une situation qui pourrait rapidement générer des tensions au sein du vestiaire.

Reste que pour l’heure, le PSG semble nettement au-dessus de la mêlée. Les Parisiens, brillants lors de leurs matches de préparation – un nul contre Chelsea (1-1) et quatre victoires dont une de prestige contre Manchester United (2-0) – semblent prêts.

Les Franciliens ont même déjà glané leur premier trophée, celui des Champions, en corrigeant un Olympique Lyonnais en rodage (2-0), samedi 1er août. Cette saison encore, le PSG devrait avoir de la marge et jouera donc la gagne sur tous les tableaux domestiques. Et tous les regards devraient être tournés sur son parcours en Ligue des Champions, où il aura pour objectif de rejoindre enfin le dernier carré.

• AS Monaco

Même si le grand projet de faire de l’AS Monaco le rival du Paris Saint-Germain a pris du plomb dans l’aile, force est de constater que la direction monégasque travaille bien. Sans bénéficier de la même surface financière que le club parisien, Monaco a su bien vendre et recruter intelligemment. Sur le Rocher, Kondogbia, Carrasco et Ocampos ont fait leurs valises pour une manne totale de 67,5 millions d'euros.

Un montant en partie réinvesti, puisque le technicien portugais Leonardo Jardim pourra bénéficier de nouveaux renforts, notamment l'attaquant argentin Guido Carillo (9 millions d'euros), l'ancien milieu de Lille Adama Traoré (14 millions d'euros) ou encore l'international italien Stephan El Shaarawy (prêt avec option d'achat).

Résultat des courses, l’ASM a su capitaliser sur les départs attendus de certains cadres et se construire un effectif séduisant, tout en affichant un bilan comptable largement dans le vert. Après un début de préparation estivale compliqué (trois défaites consécutives), Monaco a enchaîné par trois victoires et un nul en quatre matches, dont une gifle infligée à Mayence (5-1). Un redressement confirmé il y a quelques jours lors du troisième tour préliminaire de la Ligue des Champions, qui a vu les jeunes pousses monégasques étriller les Young Boys de Berne chez eux (1-3), puis devant le public de Louis-II (4-0).

Monaco semble donc fin prêt à débuter la saison. Et à première vue, s’il doit y avoir un challenger pour rivaliser avec le PSG, il pourrait bien se trouver du côté du Rocher.

• Olympique Lyonnais

Des trois favoris, l’Olympique Lyonnais est sans nul doute celui qui affiche le moins de certitudes, à quelques jours de la reprise. Balayé par le PSG lors du Trophée des Champions (2-0), l’effectif dirigé par le technicien Hubert Fournier semble encore loin, très loin, d’exploiter tout son potentiel.

Comme l’an passé, l’OL risque fort de connaître un début d’exercice compliqué. L’été, lui, a été tout bonnement catastrophique sur les bords du Rhône. Sur les cinq matches amicaux disputés depuis le début du mois de juillet, les Gones ont goûté quatre fois à la défaite. Battu par Sion (1-0) puis par le PSV Eindhoven (0-2), Lyon a redressé la tête face à l’AC Milan (2-1) avant de sombrer à Londres, contre Arsenal (6-0), puis de conclure par une dernière déroute face à Villareal (0-2).

Une préparation compliquée qui a sans surprise abouti à un premier échec : le non-match du Trophée des Champions. Le président du club Jean-Michel Aulas, lui, semble déjà irrité par la performance de ses protégés et a signifié son impatience à son technicien par voie de presse. Autant dire que les conditions d’un succès sportif sont pour l’heure loin d’être réunies dans les coulisses du club rhodanien.
 

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