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ARMEMENT

Mistral non livrés à la Russie : l'Égypte et l'Arabie saoudite seraient intéressées par un rachat

L'un des deux navires Mistral que la France a renoncé à vendre à la Russie.
L'un des deux navires Mistral que la France a renoncé à vendre à la Russie. Mehdi Chebil, France 24
3 mn

Selon "Le Monde", l'Égypte et l'Arabie saoudite seraient prêtes à acheter les deux navires que Paris a renoncé à livrer à la Russie. Une acquisition qui pourrait s'inscrire dans le cadre de la constitution d'une force militaire arabe commune.

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Alors que le président français François Hollande affirmait, jeudi 6 août, que la France n'aura "aucune difficulté" à vendre les deux navires Mistral qu'elle a renoncé à livrer à la Russie, l’Égypte et l’Arabie saoudite se seraient portées candidates à un rachat, rapporte "Le Monde" daté du 8 août.

Invité par l'Égypte à l'inauguration du nouveau canal de Suez jeudi, le chef de l'État français aurait profité de sa visite au Caire pour s’entretenir avec son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, de nouveaux contrats, dont celui de l’acquisition des deux bâtiments militaires français.

>> À lire sur France 24 : "Mistral : le flou subsiste autour du montant des remboursements français à la Russie"

"Il y a un intérêt marqué manifesté par quelques pays de la région pour les Mistral dans l'optique de la constitution d'une force maritime", a confié une source diplomatique au "Monde". "Le roi Salman d'Arabie saoudite veut constituer une flotte digne de ce nom en Égypte, qui pourrait avoir une force de projection régionale, en mer Rouge et en Méditerranée", a précisé une autre source au journal.

Vers une force arabe commune

De fait, comme le rappelle le quotidien, le prince saoudien Mohamed ben Salman et le président égyptien ont signé, le 30 juillet au Caire, un accord de coopération sécuritaire et économique qui pave la voie à la mise en place d'une force arabe commune. Les deux Mistral, capables de transporter un millier d’hommes ainsi que des blindés et des hélicoptères, pourraient constituer l’un des équipements de cette force, dont la coalition engagée au Yémen porte les germes.

En février, Paris et Le Caire avaient finalisé la vente de 24 avions Rafale et d’une frégate. Pour l'heure, l'Élysée se refuse de se prononcer sur les éventuels preneurs de deux navires Mistral. Selon "Le Monde", le Canada et Singapour figurent également sur la liste des "acheteurs potentiels".

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