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Syrie : l'EI avance dans la région de Homs et kidnappe plus de 200 civils

Photo d'archives de la destruction de la prison de Palmyre, peu après que l'EI se soit emparé de la ville.
Photo d'archives de la destruction de la prison de Palmyre, peu après que l'EI se soit emparé de la ville. Welayat Homs, AFP

L'organisation de l'EI s'est emparé, mercredi, d'une localité stratégique dans le centre de la Syrie. Selon une ONG, les jihadistes ont kidnappé au moins 230 civils, dont une soixantaine de chrétiens, qu'ils accusent de "collaborer avec le régime".

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Depuis Palmyre, qu'ils ont conquise fin mai, les jihadistes de l'organisation de l'État islamique (EI) ont avancé vers le centre de la Syrie dans la province de Homs, qui fait partie de la zone sécurisée par le régime syrien. Les combattants de l'EI se sont ainsi emparés, mercredi 5 août, de la ville d'Al-Qaryataïn, une localité stratégique.

Selon une ONG et les témoignages concordants de plusieurs témoins,  au moins 230 civils, dont plus de 60 chrétiens, ont été enlevés. Ils sont accusés par l'EI de "collaborer avec le régime" de Bachar al-Assad.

Avant le début de la révolte en 2011, il y avait 18 000 sunnites et 2 000 syriaques catholiques et orthodoxes à Al-Qaryataïn. Mais selon des chrétiens installés à Damas et originaires de cette localité, il ne restait plus que 300 chrétiens avant l'assaut de l'EI. Nombre d'entre eux ont préféré la fuite lors de la prise de la ville antique de Palmyre, craignant un assaut jihadiste.

>> À lire sur France 24 : "Pourquoi les jihadistes ciblent-ils aussi les chrétiens ?"

En mai, un prêtre syriaque catholique, le père Jacques Mourad, du monastère Mar Elian à Al-Qaryatayn, avait été enlevé par trois hommes masqués, au lendemain de l'entrée des jihadistes à Palmyre, proche de la localité.

Al-Qaryataïn est située sur la route reliant Palmyre à Homs, qui fait partie de la "Syrie utile" que le régime s'est employé à sécuriser depuis trois ans. La conquête de la ville permet désormais à l'EI de transférer des troupes et du ravitaillement entre ces deux zones,selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), basé en Grande-Bretagne mais qui s'appuie sur un important réseau de militants en Syrie.

>> À lire sur France 24 : "L'armée syrienne est-elle en déroute ?"

Avec AFP

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