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ÉTATS-UNIS

Massacre d'Aurora : le tireur échappe à la peine de mort

Douze personnes sont décédées lors d'une fusillade dans un cinéma bondé d'Aurora, dans le Colorado, le 20 juillet 2012.
Douze personnes sont décédées lors d'une fusillade dans un cinéma bondé d'Aurora, dans le Colorado, le 20 juillet 2012. Dustin Bradford, AFP
4 mn

L'auteur de la tuerie d'Aurora, lors de laquelle douze personnes sont mortes en 2012, a échappé vendredi à la peine de mort faute d'unanimité entre les jurés. Le tireur fait désormais face à une condamnation imminente à la prison à perpétuité.

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James Holmes, l'auteur de la tuerie d'Aurora, qui avait fait 12 morts dans un cinéma aux États-Unis en 2012, a échappé vendredi 7 août à la peine de mort, faute d'unanimité entre les jurés. "Nous ne sommes pas parvenus à un verdict unanime [...] nous nous attendons à ce que la Cour impose une peine d'emprisonnement à perpétuité sans possibilité de liberté conditionnelle", a déclaré à la Cour l'un des membres du jury, composé de neuf femmes et trois hommes.

Le jury ne peut condamner directement l'accusé mais l'avis des jurés induit la décision du juge, qui devrait pencher vers une peine de prison à perpétuité. La décision du juge Carlos Samour est attendue entre le 24 et 26 août.

Impassible, James Holmes, 27 ans, a écouté debout, mains dans les poches, les conclusions du jury dans un tribunal de Centennial, dans l'État du Colorado (ouest), où s'est déroulée la tuerie.

>> À lire sur France 24 : "La fusillade d’Aurora ne fera pas avancer le débat sur les armes"

Portant une barbe, les cheveux bruns, James Holmes était sobrement vêtu d'une chemise à manches longues et d'un pantalon. Lors des premières comparutions, il avait marqué les esprits avec sa chevelure hirsute orange et ses yeux écarquillés et hagards.

"Justice n’a pas été faite"

Lourdement armé, le jeune homme était entré le 20 juillet 2012 dans un cinéma bondé pendant une projection du film sur Batman, "The Dark Knight Rises".

Selon des témoins, il avait lancé un fumigène dans la salle avant d'ouvrir le feu, tirant avec un fusil d'assaut AR-15, un pistolet calibre .40 et un fusil de chasse. La fusillade a fait 12 morts, dont une fillette de six ans.

Le grand-père de la fillette, Robert Sullivan, a réagi avec indignation vendredi soir. "Justice n'a pas été faite", a-t-il lancé.

"Quoiqu'il arrive, la douleur restera. Quoi qu'il arrive, douze personnes ne reviendront pas", a déclaré Jessica Watts, la cousine d'une autre victime. "Perdre ou gagner, la vie ou la mort aujourd'hui, la douleur et la peine resteront de toutes façons", a-t-elle ajouté.

"James Holmes avait perdu tout contact avec la réalité"

Trois ans après le massacre, en juillet dernier, James Holmes avait été reconnu coupable de meurtre avec préméditation et avec "extrême indifférence" pour chacune des douze victimes.

Il avait alors fallu une heure au juge Samour pour lire les 165 chefs d'accusation pesant sur James Holmes, également accusé de tentative de meurtre pour les 70 personnes qui ont été blessées, et de détentions d'armes et d'explosifs.

>> À lire sur France 24 : "Tuerie d'Aurora : coup de folie passager ou acte prémédité ?"

Les procureurs avaient argumenté en faveur d'une condamnation à mort, déclarant que James Holmes avait minutieusement planifié le massacre et disposait d'assez de munitions pour tuer les 400 personnes présentes ce soir-là dans cette salle de cinéma. Le procureur George Brauchler s'est dit "déçu" vendredi.

L'avocat de James Holmes, Dan King, avait lui cherché à éviter la peine de mort, assurant que son client était atteint de maladie mentale et que sa famille avait un historique de schizophrénie. "Quand M. Holmes est entré dans ce cinéma [...] il avait perdu tout contact avec la réalité", avait-il avancé. Un argument qui a pu peser sur au moins un des jurés, les empêchant d'adopter une position unanime.

"Cet épisode tragique et inoubliable laissera une marque éternelle chez les victimes, les proches ayant survécu, les premiers secours et les habitants d'Aurora", a réagi vendredi soir le chef de la police d'Aurora, Nicholas Metz.

Avec AFP

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