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Au lendemain de l'attaque de Sévaré, dix civils tués dans le nord du Mali

Soldats maliens en patrouille dans la région de Tombouctou, le 3 juin 2015.
Soldats maliens en patrouille dans la région de Tombouctou, le 3 juin 2015. Philippe Desmazes, AFP

Une attaque menée par un commando armé dans le nord du Mali a fait dix morts civils, a déclaré dimanche un porte-parole de l'armée malienne. Aucun lien n'a pour l'instant été établi avec la prise d'otages de Sévaré.

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Deux jours après la prise d’otages sanglante de Sévaré, le Mali a été une nouvelle fois la cible d’une attaque menée par un commando armé. Dix civils ont été tués dans le village de Gaberi, dans le nord du pays, a déclaré dimanche 9 août un porte-parole de l'armée.

Selon Souleymane Maïga, il est encore trop tôt pour dire s'il existe un lien entre cette attaque et l'assaut contre un hôtel de Sévaré, dans le centre du pays, qui s'est soldé vendredi et samedi par la mort d'au moins 12 personnes, dont des collaborateurs de l'ONU.

La prise d'otage de Sévaré était jusque-là la dernière attaque en date de ce qui ressemble à une campagne organisée contre l'armée malienne et la mission de l'ONU dans le pays (Minusma) par des rebelles liés à Al-Qaïda et des groupes islamistes plus récents.

Fragile accord de paix

À l'issue de ce siège, conclu tôt samedi matin par un assaut de l'armée, quatre collaborateurs de l'ONU ont pu être libérés, mais d'autres ont été retrouvés morts, entre trois et cinq selon les sources.

Dimanche, le gouvernement malien a donné dans un communiqué, le bilan officiel de la prise d'otages. Le texte détaille que "quatre otages [deux Ukrainiens, un Russe et un Sud-Africain] ont été libérés" et sont en bonne santé. Quatre soldats Fama (Forces armées et de sécurité du Mali) ont été tués dans l'attaque, ainsi que cinq contractuels de la Minusma [Mission des Nations Unies au Mali]. Ces cinq victimes sont un chauffeur malien, un Sud-Africain, deux Ukrainiens et un Népalais.

Parmi les assaillants, quatre terroristes ont été abattus et sept suspects arrêtés.

"Le Gouvernement de la République du Mali remercie les forces françaises et de la Minusma qui ont coopéré avec les forces spéciales maliennes au cours de cette intervention", ajoute le communiqué.

Début 2013, une offensive conduite par l'armée française a repoussé les combattants jihadistes, qui avaient joint leurs forces à celles de la rébellion touareg pour s'emparer de vastes territoires dans le nord du Mali et menacer la capitale Bamako.

Depuis, les négociations entre les insurgés touaregs et le gouvernement ont débouché sur un fragile accord de paix, signé en juin, mais les miliciens islamistes n'ont pas participé à ce processus.

"Attaques terroristes"

Dans un communiqué publié dimanche, la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA), l'ex-rebellion à dominante touareg du nord du Mali a condamné "les attaques terroristes".

"L'attaque terroriste de Sévaré [...] comme les assassinats contre les civils [de l'Azawad] demeurent des actes de terreur condamnables à tous égards et qui confirment l'urgence à tout mettre en œuvre pour que chaque partie assume toutes ses responsabilités pour préserver les acquis du processus" de paix, ajoute la CMA dans ce texte.

La coalition d'ex-groupes rebelles accuse par ailleurs les forces armées maliennes et les milices pro-gouvernementales "d'attaques, assassinats et arrestations" contre ses éléments et "les populations civiles de l'Azawad", la partie nord du Mali, considérée par des Touaregs comme leur berceau.

Avec AFP

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