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Violences racistes : deux extrémistes israéliens placés en détention administrative

Meïr Ettinger parle à son avocat, le 4 août 2015, à la cour de justice de Nazareth
Meïr Ettinger parle à son avocat, le 4 août 2015, à la cour de justice de Nazareth Jack Guez, AFP

Après la mort d'un bébé palestinien brûlé vif et de son père dans l'incendie de leur maison en Cisjordanie, les autorités israéliennes ont durci le ton en plaçant deux extrémistes en détention administrative pour six mois, sans inculpation.

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Arrêtés en début de semain, deux extrémistes israéliens ont finalement été placés dimanche 9 août en détention administrative, sans inculpation. Cela porte à trois le nombre d'activistes juifs soumis à ce régime après la mort d'un bébé palestinien brûlé vif dans l'incendie de sa maison il y a dix jours.

"Meïr Ettinger et Eviatar Slonim ont été placés en détention administrative" alors que leur garde à vue arrivait à expiration, a expliqué à l'AFP un porte-parole du ministère de la Défense. Un autre extrémiste de droite, Mordechai Meyer, avait déjà été placé mardi en détention administrative. Une mesure qui n'est appliqué à des extrémistes juifs qu'en de très rares occasions, alors qu'elle est employée fréquemment contre des Palestiniens.

Les autorités israéliennes n’ont pour l’instant pas précisé si ces hommes étaient directement impliqués dans l'attaque du 31 juillet contre la maison de la famille palestinienne Dawabcheh dans le village de Douma, qui a coûté la vie à un bébé de 18 mois et à son père.

Arrestation de plusieurs suspects

Dans le cadre de l’enquête sur cette attaque, la police israélienne a également arrêté plusieurs suspects lors de raids menés dans des colonies de Cisjordanie occupée. Elle a mobilisé dimanche son unité spéciale chargée de la lutte contre les crimes "nationalistes", qui a mené le matin des raids sur des colonies "sauvages", dans le nord de la Cisjordanie.

Les membres de cette unité ont "arrêté plusieurs suspects dans le cadre de l'enquête sur les événements de Douma", indique un communiqué de la police, sans préciser le nombre exact d'arrestations. C'est la première fois depuis l'attaque de Douma que la police israélienne mène une opération dans des colonies.

"Pour le moment, on a peu d’informations car cette opération est sous la censure militaire. On sait que l’armée israélienne a mené des raids dans au moins deux colonies israéliennes de Cisjordanie, l’une près de Ramallah, l’autre près de Naplouse, à quelques kilomètres du village de Douma", explique Kristell Bernaud, la correspondante de France 24 à Jérusalem. "D’après la police, les suspects arrêtés pourrait être en lien avec l’incendie criminel contre la famille Dawabcheh".

Après l'incendie de la maison de Douma, qui a provoqué une vive émotion parmi les Palestiniens et les Israéliens ainsi qu'à l'étranger, les autorités avaient promis d'agir contre l'extrémisme juif.

Avec AFP

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