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Turquie : Erdogan affiche sa fermeté contre le Parti des travailleurs du Kurdistan

Le président turc Recep Tayyip Erdogan.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan. Kahyan Ozer, Turkish presidential press office, AFP

Le président turc, Recep Tayip Erdogan, a déclaré, mardi, lors d'un discours télévisé à Ankara, qu'il poursuivra son offensive contre les militants du Parti des travailleurs du Kurdistan "jusqu'à ce qu'il ne reste aucun terroriste" en Turquie.

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Moins de 24 heures après des raids de l’aviation turque contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) en représailles à des attaques attribuées aux rebelles, le président turc Recep Tayip Erdogan a martelé, mardi 11 août, qu'il poursuivrait sa campagne contre les militants du PKK "jusqu'à ce qu'il ne reste aucun terroriste", alors que la Turquie est en proie à une flambée de violences.

"Nous continuerons notre combat jusqu'à ce que les armes soient déposées (...) et qu'il ne reste plus un seul terroriste à l'intérieur de nos frontières", a réaffirmé le président turc, lors d'un discours télévisé à Ankara, ajoutant que la campagne aérienne de plus de deux semaines contre le PKK avait déjà infligé "des pertes sérieuses" à ce groupe.

"Dix-sept cibles ont été frappées avec précision dans la province de Hakkari", dans le sud-est de la Turquie, frontalière de l'Irak, a par ailleurs précisé l'état-major turc dans un communiqué.

Vague d’attentats

En proie depuis trois semaines à une spectaculaire flambée de violences, le pays a été la cible d'une série de nouveaux attentats particulièrement meurtriers lundi. Dans le sud-est anatolien, peuplé majoritairement de kurdes, cinq policiers et un soldat ont été tués dans des attaques attribuées aux séparatistes kurdes du PKK.

Un groupe clandestin d'extrême gauche, le DHKP-C (Parti/Front révolutionnaire de libération du peuple), a revendiqué un attentat contre le consulat américain d'Istanbul qui a depuis rouvert sous d'importantes mesures de sécurité.

Un autre soldat a également été tué, tard lundi, par des tirs provenant des positions du PKK à Sirnak (sud-est), a indiqué l'armée turque. Enfin, le gouvernorat d'Agri, province de l'est qui abrite le mont Ararat, a annoncé pour sa part que sept rebelles kurdes avaient été tués samedi lors d'opérations dans des zones rurales.

La Turquie en guerre contre le PKK plus que l’EI

Ankara a lancé le 24 juillet une "guerre contre le terrorisme" visant simultanément le PKK et les combattants du groupe de l'État islamique (EI), après l’attentat du 20 juillet, attribué à ces derniers et qui a provoqué le mort de 32 civils. Mais les dizaines de raids aériens suivants se sont concentrés sur la guérilla kurde, seuls trois ayant été signalés contre l'EI.

>> À voir sur France 24 : "PKK, organisation de l’État islamique : le double jeu d’Erdogan"

Ces affrontements avec le PKK ont mis fin à près de trois ans de trêve, dans le cadre d'un processus de paix désormais remisé au placard. Selon le dernier bilan de l'agence progouvernementale Anatolie, 390 rebelles du PKK ont été tués tués lors des raids menés par les chasseurs turcs contre les bases-arrières de la guérilla dans le nord de l'Irak. Plus de 30 membres des forces de sécurité turques ont aussi été tués.

Avec AFP

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