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Centrafrique : l’ex-chef d'État François Bozizé prépare son retour pour la présidentielle

Chassé du pouvoir en 2013, l'ex-président François Bozizé vit actuellement en exil en Ouganda.
Chassé du pouvoir en 2013, l'ex-président François Bozizé vit actuellement en exil en Ouganda. Simon Maina, AFP

Exilé depuis plus de deux ans, François Bozizé entend revenir en Centrafrique pour concourir à la présidentielle d’octobre. Mais l'ex-chef de l’État est sous le coup d'un mandat d'arrêt international et visé par des sanctions de l’ONU.

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Plus de deux ans après avoir été chassé du pouvoir, l'ex-président centrafricain François Bozizé entend bien revenir à Bangui en vue de l'élection présidentielle prévue le 18 octobre prochain. Interrogé, mardi 11 août, par Radio France internationale (RFI), l’ancien chef de l’État, aujourd’hui exilé en Ouganda, a justifié son retour par l’instabilité qui prévaut, selon lui, en Centrafrique. "Deux années et demie se sont écoulées et le peuple centrafricain a su faire la différence entre ce qui existait en mon temps et ce que nous constatons maintenant", a-t-il affirmé.

"Aucune campagne électorale ne peut être menée à distance, donc François Bozizé va rentrer au pays et nous ferons tout notre possible pour qu'il rentre", a déclaré, lundi, Bertin Bea, secrétaire général du Kwa Na Kwa (KNK), le parti de François Bozizé qui l’a officiellement désigné, samedi, candidat à la magistrature suprême.

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Un retour au pays ne serait toutefois pas sans risque pour l’ex-président. Ce dernier fait l'objet d'un mandat d'arrêt international lancé par le gouvernement en 2013 pour crimes contre l'humanité et incitation au génocide. Et il est également visé par des sanctions de l’ONU pour le soutien apporté aux milices "anti-balaka" durant les violences qui ont suivi son renversement. "J’ai dû me mettre à l’écart. Ce n’est pas normal, a déploré l’intéressé sur RFI. La première mission des Nations unies, c’est la paix. Si je dois concourir à la paix, pourquoi m’empêcher de voyager, de rentrer chez moi pour apporter ma contribution à la paix ?"

En homme providentiel

Le général François Bozizé avait pris le pouvoir par la force en 2003, et fut renversé 10 ans plus tard, le 24 mars 2013, par une rébellion à dominante musulmane venue du Nord, la Séléka, plongeant le pays dans la plus grave crise de son histoire depuis son indépendance en 1960.

En réaction, des milices majoritairement chrétiennes "anti-balaka" s’étaient créées, commettant à leur tour de nombreuses exactions contre les civils et ouvrant la voie à des tueries de masse entre communautés musulmane et chrétienne.

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Les autorités de transition mises en place lorsque la Séléka a été chassée du pouvoir, à la faveur d’une intervention militaire française et internationale lancée au début de 2014, peinent à relever ce pays déjà meurtri par des années de troubles et rébellions.

Aujourd’hui âgé de 69 ans, François Bozizé se présente ainsi comme l’homme capable de redresser la Centrafrique. En 2013 déjà, l’ancien dirigeant se disait prêt à revenir aux commandes de son pays. "Ce monde, c’est la loi du plus fort. Mais les Centrafricains doivent savoir que Bozizé ne les abandonnera pas", assurait-il alors dans une interview à "Jeune Afrique".

Avec AFP et Reuters

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