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TURQUIE

Il n'y a pas de soldats turcs en Syrie, d'après un conseiller d'Ankara

Cemalettin Hasimi, conseiller spécial auprès du Premier ministre turc, sur le plateau de France 24.
Cemalettin Hasimi, conseiller spécial auprès du Premier ministre turc, sur le plateau de France 24. Capture d'écran France 24
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Alors que depuis près de trois semaines, Ankara mène une "guerre" contre le terrorisme, visant notamment l'EI, le conseiller spécial du Premier ministre turc a démenti, sur France 24, la présence de soldats turcs en Syrie voisine.

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La Turquie aurait annoncé avoir conclu avec les États-Unis un accord sur la création d'une "zone de sécurité" dans le nord de la Syrie dans le cadre de leur campagne contre l'organisation État islamique (EI).

D'après des informations de France 24 et RFI, des soldats turcs se seraient joints à des combattants turkmènes équipés et entraînés depuis quelques semaines par Ankara pour préparer l’établissement de cette zone au nord d’Alep, en Syrie.

>> À lire sur France 24 : "Ankara et Washington hésitent : quels groupes rebelles soutenir en Syrie ?"

Dans ce contexte, France 24 a pu interviewer, mardi 12 août, Cemalettin Hasimi, conseiller spécial auprès du Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu.

La Turquie "ne peut faire preuve d'initiative personnelle"

Mais Cemalettin Hasimi a fermement démenti cette information. "Les soldats turcs ne sont en aucun cas entrés sur le territoire syrien", a-t-il affirmé. "Depuis le début de la crise syrienne, la Turquie a fait partie de la coalition internationale et a milité pour travailler de manière conjointe (avec les autres pays de la coalition)". " Dans un tel contexte, la Turquie ne peut en aucun cas faire preuve d'initiative personnelle", a-t-il indiqué.

Il a également rejeté toute volonté de bombarder les Kurdes de Syrie : "Notre politique n'est absolument pas une politique ethnique, c'est une politique qui ne vise aucun groupe en particulier(...). Le terrorisme n'a pas d'identité en soi, nous luttons simplement contre le terrorisme", a-t-il insisté.

>> À lire sur France24 : "Les Kurdes : une nation, quatre pays, une myriade de partis"

Ankara a lancé le 24 juillet une "guerre contre le terrorisme" visant simultanément le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et les combattants du groupe de l'État islamique (EI), après l’attentat du 20 juillet, attribué à ces derniers et qui a provoqué le mort de 32 civils. Mais les dizaines de raids aériens suivants se sont concentrés sur la guérilla kurde, en Irak, seuls trois ayant été signalés contre l'EI.
 

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