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États-Unis : la justice enquête sur les gains illégaux de traders alliés à des hackers

Les traders soupçonnés auraient réalisé jusqu'à 100 millions de dollars de profits illégaux.
Les traders soupçonnés auraient réalisé jusqu'à 100 millions de dollars de profits illégaux. Spencer Platt, AFP

La justice américaine enquête sur une trentaine de traders qui seraient impliqués dans un délit d'initié. Aidés par des pirates informatiques basés en Ukraine, ils auraient réalisé jusqu'à 100 millions de dollars profits illégaux.

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C'est un délit d'initié d'un genre nouveau pour les autorités américaines. La justice des États-Unis enquête sur une trentaine de traders, opérant pour la plupart sur le territoire national, qui ont réalisé jusqu'à 100 millions de dollars (91 millions d'euros) de profits illégaux en cinq ans, aidés par des pirates informatiques basés en Ukraine. Ces derniers leur auraient fourni des informations confidentielles.

Ce dossier est le premier dans lequel la justice américaine engage des poursuites pénales après une fraude financière impliquant le piratage d'informations, en l'occurrence quelque 150 000 communiqués de presse dérobés aux sociétés spécialisées Business Wire, Marketwired et PR Newswire.

"Listes de courses" envoyées aux hackers

Selon les enquêteurs, des hackers installés en Ukraine ont réussi à mettre la main sur des communiqués de presse, des résultats financiers d'entreprises cotées par exemple, avant l'heure à laquelle ils devaient être diffusés par les sociétés spécialisées. Les traders mis en cause avaient communiqué aux pirates informatiques des "listes de courses", détaillant les communiqués à prendre pour cible, ont-ils ajouté. Les pirates ukrainiens, qui sont allés jusqu'à créer un "mode d'emploi" en vidéo afin d'aider les traders à accéder aux communiqués volés, recevaient une partie des profits engrangés grâce aux délits d'initiés commis avec les informations auxquels ils donnaient accès, ont précisé les enquêteurs.

"C'est une histoire de fraude boursière traditionnelle, avec une particularité : le recours à une approche contemporaine pour un crime classique", a résumé Diego Rodriguez, directeur délégué du FBI, lors d'une conférence de presse.

Une enquête menée en parallèle par la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme américain des marchés financiers, a mis en cause 17 personnes et 15 sociétés après avoir conclu que le vol d'informations confidentielles avait permis de réaliser plus de 100 millions de dollars de profits illégaux.

La SEC, qui a précisé que le réseau mis en cause impliquait des traders à New York, à Chypre, en France, à Malte et en Russie, a découvert l'existence de cette vaste fraude en utilisant des technologies permettant de repérer des transactions ou des relations entre traders suspectes, a dit sa présidente, Mary Jo White.

Avec Reuters

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