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DIPLOMATIE

John Kerry attendu aujourd’hui à Cuba, Fidel Castro s’en prend à Washington

Fidel Castro, photographié en mai 2015.
Fidel Castro, photographié en mai 2015. ALEX CASTRO / CUBA DEBATE / AFP
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Vidéo par : FRANCE 2
4 mn

Alors que le chef de la diplomatie américaine est attendu ce vendredi à La Havane pour sceller la réconciliation avec Cuba, Fidel Castro est sorti de l'ombre pour s'en prendre aux États-Unis.

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Alors que le chef de la diplomatie américaine John Kerry est attendu ce vendredi 14 août à La Havane pour sceller le rétablissement des relations diplomatiques entre les États-Unis et Cuba, Fidel Castro, est sorti de l’ombre la veille pour se rappeler au bon souvenir de Washington.

Dans un texte publié par la presse locale jeudi, jour de son 89e anniversaire, le "Lider maximo" a rappelé les "nombreux millions de dollars" que les États-Unis doivent, selon lui, à  Cuba en compensation de l'embargo imposé à l'île communiste depuis 1962.

Retiré du pouvoir depuis 2006 pour raisons de santé, et remplacé depuis par son frère Raul, Fidel Castro a précisé qu'"une dette s'élevant à de nombreux millions de dollars était due envers Cuba (…)". Et d’ajouter : "Nous ne cesserons jamais de lutter pour la paix et le bien-être de tous les êtres humains (...), les mêmes droits que nous avons proclamés en démarrant notre lutte, ainsi que ceux émanant de nos rêves". Malgré leur réconciliation, La Havane et Washington se réclament mutuellement des compensations, d'un côté pour l’ensemble des préjudices liés à l'embargo économique, de l'autre pour l'expropriation de biens américains lors de la révolution cubaine de 1959.

Ces déclarations n’ont rien d’anodin. Elles ont été publiées la veille de l’arrivée du chef de la diplomatie américaine à Cuba, la première sur l’île communiste depuis 1945. À son programme : la réouverture officielle de l'ambassade américaine. Mais cette visite de quelques heures, aussi historique que symbolique, doit aussi permettre d'aborder les sujets qui fâchent entre deux voisins  : protection des droits de l'homme et des dissidents politiques, levée de l'embargo économique que Washington impose à La Havane et restitution de la base navale américaine de Guantanamo.

Kerry va rencontrer des dissidents

John Kerry a en outre annoncé qu'il prévoyait lors de sa visite de rencontrer des opposants politiques. "Je vais rencontrer des dissidents (...). J'aurai la chance de m'asseoir avec eux [au cours d'une réception, privée, à la résidence de l'ambassadeur américain à La Havane]", a-t-il assuré dans un entretien à la télévision américaine en espagnol, Telemundo News, dont des extraits ont été diffusés mercredi. De fait, ces entrevues devraient se dérouler, à l'abri de la presse, à la résidence, et non à la chancellerie, lieu de la grande cérémonie publique.

Washington et La Havane ont rétabli leurs relations diplomatiques et rouvert leurs ambassades le 20 juillet, après cinquante-quatre ans d'interruption, selon les termes d'un rapprochement historique annoncé le 17 décembre par les présidents Barack Obama et Raul Castro.

Une fois le dégel amorcé il y a six mois, les présidents Obama et Castro s'étaient rencontrés en avril lors du Sommet des Amériques au Panama, et le chef de la diplomatie cubaine Bruno Rodriguez était à Washington le 20 juillet pour rouvrir sa chancellerie. Cuba a aussi été retiré d'une liste noire américaine d'"État soutenant le terrorisme".

Les deux gouvernements, adversaires de la Guerre froide, avaient rompu les liens en 1961, dans la foulée de la révolution castriste, mais ils entretenaient depuis 1977 des bureaux d'intérêts [ou section d'intérêt] qui faisaient office d'ambassades.

Avec AFP

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