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EURO-2015

Euro-2015 de basket : les Bleus et Tony Parker font toujours salle comble

L'équipe de France de basket avant la rencontre contre l'Ukraine, le 14 août 2015, à Nantes.
L'équipe de France de basket avant la rencontre contre l'Ukraine, le 14 août 2015, à Nantes. Stéphanie Trouillard, France 24

À trois semaines du début de l'Euro-2015, l'équipe de France de basket continue de jouer à guichets fermés lors de ses matchs de préparation. L'engouement autour des Bleus ne cesse de croître alors que la sélection brille sur les terrains.

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Envoyée spéciale à Nantes

Une marée bleu-blanc-rouge dans les tribunes. Des maillots de NBA par dizaines. Des masques à l'effigie des joueurs. C'est une soirée de gala qu'ont vécue, vendredi 14 août, les spectateurs de la salle de la Trocardière de Rezé, dans la banlieue nantaise (ouest de la France). Pour son inauguration, l'enceinte sportive a reçu l'équipe de France de basket pour une rencontre contre l'Ukraine à guichet fermé.

Dans les gradins, de nombreux supporters des Bleus avaient acheté leurs billets depuis plusieurs semaines. “On ne pouvait pas rater cela ! On s'est jetés sur l'ordinateur pour acheter les places. Elles sont parties en deux heures”, raconte Laurence, venue du département voisin du Maine-et-Loire, tout spécialement pour ce match. “On est là pour voir Tony Parker !”, précise son fils Charly. Un peu plus loin, deux jeunes basketteuses avouent qu'elles sont aussi venues pour voir leur idole. “C'est Tony notre joueur préféré”, racontent Sidonie et Lilou, qui ont fait le déplacement avec leur club de Frossay-Saint-Viaud, situé à une quarantaine de kilomètres de là.

Des supporters venus de toute la région nantaise

Des matches à guichets fermés

Depuis le début de la préparation de la bande à Parker pour l'Euro-2015, qui débutera le 5 septembre en France, c'est le même engouement dans chaque ville. “Partout, c'est à guichets fermés. Il y a une belle ambiance !”, souligne avec satisfaction Jean-Pierre Siutat, le président de la Fédération française de basket-ball. “Ici, la salle contient près de 4 500 places et on a refusé 6 000 demandes supplémentaires !”. À quelques semaines du début de la compétition européenne, le dirigeant est également très serein pour la billetterie de cet événement, 170 000 places ont déjà été vendues, et 23 000 billets ont été réservés rien que pour la finale qui se jouera à Lille, le 20 septembre. Des chiffres très satisfaisants, mais qui ne sont en rien une surprise, selon Jean-Pierre Siutat : “Ce n'est pas que cette année. En 2014, même sans la présence deTony Parker, les matches de préparation pour la Coupe du monde s'étaient déroulés aussi à guichets fermés. C'est comme ça depuis 2010”.

Une popularité en constante évolution, en fonction de la courbe des résultats des Bleus. Les hommes de Vincent Collet ont décroché une médaille d'argent à l'Euro-2011, l'or en 2013 et enfin une troisième place à la Coupe du monde l'an passé. Emmenée par Céline Dumerc, l'équipe féminine brille aussi de son côté. Médaillée d'argent aux JO de Londres, elle est montée en juin sur la deuxième marche du podium aux Championnats d'Europe. Des performances qui sont autant mises en avant que celles de leurs homologues masculins. "On traite de la même manière les filles et les garçons. C'est très important", insiste Jean-Pierre Siutat.

Mais pour les supporters de l'équipe de France, ce ne sont pas seulement les victoires qui comptent, mais surtout un état d'esprit. “Le basket français véhicule de la positivité. Tony Parker ou Boris Diaw ont toujours le sourire. Si je les croisais dans la rue, je pourrais leur dire de venir dîner à la maison. Il n'y a pas de distance”, estime ainsi Gilles, un habitant de Rezé, qui assiste à la rencontre en famille. “Il y a aussi de plus en plus de joueurs français en NBA. Les jeunes peuvent se projeter et se dire pourquoi pas moi ?”

L'équipe de France de basket actuellement en préparation pour l'Euro-2015

Le deuxième sport le plus pratiqué en France

Résultat, le nombre d'adeptes du ballon orange explose. La fédération a battu cette année son record de licenciés en franchissant la barre des 600 000 adhérents, dont 40 % de basketteuses. Originaire de Saint-Nazaire, David, un géant au physique qui ne trompe pas, se passionne pour le basket depuis 23 ans et ne compte pas s'arrêter. “J'ai essayé le football, mais j'aime mieux jouer en salle”, plaisante-t-il avant d'ajouter plus sérieusement. “Ce que je préfère surtout ce sont ces valeurs collectives. Les joueurs sont aussi très accessibles alors qu'ils ont des carrières incroyables. Parker mérite vraiment le statut de légende. C'est dommage que son talent ne soit pas assez reconnu dans notre pays”.

Malgré son statut de deuxième sport le plus pratiqué en France, le basket souffre en effet de la comparaison avec le football et le rugby. Dans les médias, l'intérêt pour les parquets est beaucoup plus limité. Les rencontres internationales ne sont diffusées sur les chaînes nationales qu'en cas de demi-finale ou de finale. Jean-Pierre Siutat note toutefois une amélioration: “On vient de loin et le basket évolue bien. La Ligue nationale vient de signer un partenariat pour cinq ans (avec SFR-Numéricable, qui diffusera la Pro A sur Ma Chaîne Sport, et L’Equipe21, co-diffuseur, pour un montant de 50 millions d'euros NDLR). Je ne suis pas inquiet”, décrit le président de la FFBB. “Si on va au bout à l'Euro, on parlera de basket partout”.

En attendant le début de la compétition, les Bleus peaufinent leurs régagles. Dans la salle de la Trocardière archi-comble, ils ont facilement dominé l'Ukraine sur le score implacable de 90 a 57. Même si ils n'ont pas été malmenés par leurs adversaires, les Français se sont montrés appliqués après une défaite cuisante contre la Serbie mercredi dernier. Une belle victoire d'orgueil qu'ils dédient à leurs supporters. “On ressent un vrai engouement depuis le début de la préparation. Le fait que l'Euro soit à la maison, c'est mieux pour nous. On joue mieux devant notre public”, résume le capitaine Boris Diaw. Pour le coéquipier de Parker aux Spurs de San Antonio, cette organisation à domicile sera un atout indéniable, et non un handicap pour conserver leur titre de champion d'Europe: “On ne le voit pas comme une pression par rapport au fait de ne pas les décevoir, mais plutôt comme une pression de leur faire honneur. On n'a pas peur de l'échec. Ce qu'on recherche, c'est le plaisir de partager avec le public”.

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