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Irak : l'ex-Premier ministre Maliki menacé de poursuites judiciaires pour la chute de Mossoul

L'ancien Premier ministre irakien Nouri al-Maliki (à gauche), à Bagdad le 16 décembre 2012.
L'ancien Premier ministre irakien Nouri al-Maliki (à gauche), à Bagdad le 16 décembre 2012. Services du Premier ministre, AFP

Plus d'un an après la chute de Mossoul aux mains de l'EI, des députés irakiens ont demandé, dimanche, le renvoi devant la justice d'une trentaine de personnes, dont l'ex-Premier ministre Nouri al-Maliki, accusé d'avoir contribué à la débâcle.

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En juin 2014, Mossoul, deuxième ville d’Irak, tombait aux mains du groupe terroriste État islamique (EI). L’incompréhension est totale. Quatorze mois plus tard, une commission d'enquête parlementaire a estimé que le Premier ministre de l’époque, Nouri al-Maliki, ainsi que 35 autres personnes, étaient responsables de cette chute éclair, ont indiqué, dimanche 16 août, des députés irakiens.

>> À lire sur France 24 : "Prise de Mossoul en Irak - "Les djihadistes de l'EIIL de plus en plus puissants"

Le député Abdelrahim al-Chammari, membre de la commission d'enquête, a affirmé que le nom de M. Maliki, Premier ministre de 2006 à 2014, figurait parmi ceux mentionnés dans le rapport. Cela a été confirmé par un autre député ayant requis l'anonymat.

Le rapport détaillant les résultats de l'enquête a été présenté au président du Parlement, Salim al-Joubouri, qui a indiqué qu'il serait transmis au ministère public en vue de poursuites judiciaires. "Personne n'est au-dessus de la loi, tout le monde doit rendre des comptes au peuple, et la justice punira" les responsables, a-t-il dit dans un communiqué.

Des forces irakiennes affaiblies

Le groupe extrémiste sunnite État islamique (EI) a lancé une offensive fulgurante dans le nord de l'Irak en juin 2014, en s'emparant de Mossoul (nord) face à des forces gouvernementales en déroute. Il a également pris le contrôle de larges pans du territoire au nord et à l'ouest de Bagdad.

En tant que commandant en chef de l'armée, M. Maliki (un chiite) a cherché à centraliser le contrôle de l'armée dans ses services et joué une part importante dans son affaiblissement, en nommant notamment des commandants choisis pour leur loyauté plutôt que leur compétence, selon plusieurs experts.

>> À voir sur France 24 : "À la va-vite, des Irakiens tentent de former une armée contre l’EI"

La politique de M. Maliki, quand il était Premier ministre, avait suscité l'isolement et le mécontentement de la minorité arabe sunnite. C'est dans les régions arabes sunnites d'Irak que l'EI s'est implanté. Le groupe contrôle notamment la majeure partie de la province d'Al-Anbar, dont son chef-lieu Ramadi.

L'actuel Premier ministre irakien, Haider Al-Abadi, a par ailleurs approuvé dimanche le renvoi devant la justice militaire de commandants de l'armée qui avaient ordonné le retrait de cette ville clé contrairement à ses instructions, selon un communiqué officiel.

Avec AFP

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