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Le coma d'un prisonnier palestinien en grève de la faim génère des heurts en Israël

Des manifestants défilent avec le portrait de Mohammed Allan, dans le camp de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 16 août 2015
Des manifestants défilent avec le portrait de Mohammed Allan, dans le camp de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 16 août 2015 Said Khatib, AFP

Un prisonnier palestinien, Mohammed Allan, détenu par Israël a sombré dans le coma à la suite d'une grève de la faim de près de 60 jours. Des heurts ont éclaté dimanche devant l'hôpital où il est hospitalisé.

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La situation d’un prisonnier palestinien, gréviste de la faim, met à l’épreuve une nouvelle loi israélienne controversée permettant de nourrir de force les détenus pour ne pas avoir à céder à leurs exigences. Mohammed Allan est tombé vendredi 13 août dans le coma après deux mois de grève de la faim et a été placé sous respirateur artificiel et sous perfusion d’eau salée.

Le sort de cet homme, un avocat de 31 ans présenté par le Jihad islamique comme l’un de ses membres, suscite de plus en plus de mécontentement au sein de l’opinion palestinienne. Des heurts ont ainsi éclaté dimanche soir devant l'hôpital israélien d'Ashkelon où il est hospitalisé. La police a déclaré avoir arrêté plus de 10 juifs et Arabes israéliens ainsi que des Palestiniens de Jérusalem-Est pour jets de pierres sur des officiers et trouble à l'ordre public dans la ville.

Ils manifestaient en soutien à Mohammed Allan et pour appeler à sa libération. Ce dernier avait été arrêté en novembre et a entamé une grève de la faim le 18 juin pour dénoncer le renouvellement de sa détention administrative.

Une loi en question

Son état est pour le moment stable mais sa vie est toujours en danger, selon l'hôpital. Son avocat devait plaider lundi sa remise en liberté pour raisons médicales devant la Cour suprême.

S’il reprend conscience et s’il continue de refuser de manger, le gouvernement devra alors décider s’il applique la loi votée fin juillet qui permet de nourrir de force les prisonniers. Dans ce cas, les autorités devront obtenir une décision d'un tribunal.

Les médecins pourront toutefois décider de refuser cet ordre. Nombre d'entre eux ont déjà dit qu'ils n'appliqueraient pas la loi, puisque celle-ci leur laisse le choix, mais les soutiens de M. Allan s'inquiètent de voir les autorités trouver des praticiens prêts à s'y conformer.

Médecins et défenseurs des droits de l'Homme s'opposent à une pratique, qualifiée par certains d’entre eux de "torture" et qui prive, selon eux, les Palestiniens d'une forme de protestation légitime. Ils craignent aussi de se retrouver au milieu d’une querelle politique. L’association médicale israélienne a ainsi introduit un recours contre cette nouvelle loi.

Selon les autorités, celle-ci vise à couper court à ce que le gouvernement considère comme le chantage des prisonniers palestiniens. Pour ces derniers, la grève de la faim est une arme couramment employée, en particulier pour dénoncer leur détention administrative. Israël avait libéré en juillet le Palestinien Khader Adnane après 56 jours de grève de la faim.

Avec AFP

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