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Dans la presse

"L'afflux de migrants, principale menace pour la cohésion de l'UE"

France 24

Au menu de cette revue de presse internationale, lundi 17 août, l’afflux massif et quotidien de migrants aux portes de l’UE, le déchaînement de la violence en Syrie, la répression des combattants kurdes par la Turquie, et les manifestations anti-Rousseff au Brésil.

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On commence cette revue de presse internationale à Gevgelija, une ville de Macédoine située près de la frontière avec la Grèce, où des milliers de migrants ont pris d'assaut un train, hier, à destination de Belgrade, en Serbie.
 
Originaires pour la plupart du Proche-Orient, de Syrie et d'Irak, mais aussi d'Afghanistan, ces centaines de migrants espèrent rejoindre un pays de l'Union européenne, en l'occurrence la Hongrie. L’image de leur tentative désespérée fait la une du Wall Street Journal, qui évoque un «accès de fièvre» migratoire aux frontières de l’UE, dont la cohésion se trouverait autant menacée par ce problème que par la crise grecque. Le quotidien partage l’analyse d’Angela Merkel. La chancelière a déclaré hier que la question des migrants allait prochainement occuper les Européens «bien plus que la Grèce et la stabilité de l'euro».
 
L’afflux de ces derniers jours est dû en partie aux conditions météo plus favorables pour la traversée de la Méditerranée, mais aussi au déchaînement de la violence au Proche-Orient. Pour plus favorables qu’elles soient, les meilleurs conditions météo n’empêchent pas les drames, comme en témoigne la découverte, samedi, par la marine italienne, des corps d’au moins 40 migrants, retrouvés morts d’asphyxie, dans la cale d’un bateau de pêche surchargé, près des côtes libyennes. Ils étaient originaires, semble-t-il, d’Afrique subsaharienne, mais ils ne sont pas les seuls à préférer de risquer une autre mort que celle qui les attend peut-être chez eux. A la Une de L’Orient Le Jour, ce matin, le déchaînement de violence auquel se livre le régime syrien. D’après le quotidien libanais, au moins 82 personnes ont été tuées, hier, par des frappes aériennes du régime de Bachar el-Assad sur un marché de Douma près de Damas. Un massacre qui intervient alors que les négociations entre les rebelles et le régime pour mettre fin aux combats dans trois villes du nord et du centre du pays, qui auraient sécurisé la frontière avec le Liban, ont finalement échoué.
 
Combattant l’organisation Etat islamique en Syrie, mais aussi en Irak, les «résistants kurdes», eux, se retrouvent également confrontés à la répression de la Turquie, rappelle L’Humanité, qui s’indigne de l’attitude des Occidentaux: «s’ils reconnaissent le rôle de la résistance kurde, ils n’entendent pas l’appuyer», relève l’Huma, en regrettant «la volonté de ne pas froisser Ankara, qui a pourtant traîné des pieds à s’engager» contre l’organisation Etat islamique. Le gouvernement turc est accusé d’avoir tergiversé, et même d’avoir livré des armes à des djihadistes syriens. Pour avoir publié les photos montrant ces livraisons d’armes par les services turcs en janvier 2014, Can Dundar risque jusqu’à trente ans de prison pour «révélation de secret d’Etat» et «espionnage», rappelle Libération. «Des soldats, des policiers, des civils et des militants armés kurdes sont tués dans les opérations lancées contre le PKK», déclare-t-il. Selon lui, «personne ne veut la guerre à l’exception d’une seule personne: Recep Tayyip Erdogan».
 
Au Brésil, enfin, 400 à 600.000 personnes ont manifesté hier leur exaspération face aux affaires de corruption et à la politique d'austérité. «Dilma Rousseff est en train d’agoniser, isolée par son absence de contact avec la réalité, son affligeante arrogance, dans l’incurie provoquée par son incompétence, acculée par les résultats évidents du plus grand détournement électoral de l’histoire du Brésil. Pour la présidente de la République, la seule issue qui puisse être digne, c’est la démission», écrit O Globo.
 
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