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Si Israël ne se prononce pas dans 24 heures, le détenu palestinien Mohammed Allan se laissera mourir

Des manifestants palestiniens défilent en soutien à Mohammed Allan à Hébron, le 17 août 2015.
Des manifestants palestiniens défilent en soutien à Mohammed Allan à Hébron, le 17 août 2015. Hazem Bader, AFP

Le détenu Mohammed Allan, un avocat palestinien emprisonné depuis novembre 2014 et en grève de la faim, a lancé mardi un ultimatum de 24 heures à Israël pour régler son cas. À défaut, le prisonnier cessera de boire et se laissera mourir.

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Après plusieurs jours de coma, le détenu palestinien Mohammed Allan, en grève de la faim depuis deux mois, s'est réveillé et a lancé un ultimatum à Israël, mardi 18 août. Si son cas n’est pas réglé au bout de 24 heures, le prisonnier, avocat de profession, se laissera mourir. Pour cela, il durcira sa grève de la faim en cessant de boire : ses jours seraient alors indiscutablement comptés.

Mohammed Allan est dans le collimateur des autorités israéliennes depuis plusieurs mois. Arrêté en novembre 2014, il est soupçonné par le Shabak (la Sûreté générale israélienne) d’appartenir aux Brigades Al-Qods, la branche armée du Jihad islamique, et de préparer des attentats-suicides.

Depuis son arrestation, l’avocat spécialisé dans la défense de prisonniers palestiniens est enfermé. Il est en détention administrative : une mesure extrajudiciaire - qui date du mandat britannique sur la Palestine - et qui permet de maintenir un suspect en prison sans inculpation ni procès. Cette mesure est renouvelable indéfiniment tous les six mois.

Le casse-tête pour Israël

C’est à cause de cette détention en dehors de tout cadre légal que Mohammed Allan a entamé une grève de la faim le 18 juin 2015. Il avait jusqu'alors refusé tout traitement et toute nourriture, mais continuait à boire. Tombé dans le coma il y a quelques jours, le prisonnier s’est réveillé mardi. Un médecin de l'hôpital d'Ashkélon où il est soigné avait indiqué lundi qu’il ne survivrait probablement pas à une nouvelle grève de la faim.

Face à cet ultimatum, Israël est sous pression. D’un côté, laisser Allan en prison, c’est courir le risque d’une explosion de violence chez les Palestiniens aux yeux de qui l’avocat est devenu une icône. Le Jihad islamique a prévenu qu'il ne serait plus tenu par la trêve actuelle s'il mourait. C'est précisément pour ne plus être exposé à ce genre de risque que le Parlement israélien a adopté fin juillet une loi permettant de nourrir de force un gréviste de la faim si sa vie est en danger. De l’autre, libérer Mohammed Allan, c’est céder au chantage d’un prisonnier palestinien.

Pour ne pas perdre la face, Israël avait donc coupé la poire en deux et proposé à Mohammed Allan de le libérer contre son exil à l'étranger pour une durée de quatre ans. Une proposition qui s’est heurtée à une fin de non recevoir : son avocat a catégoriquement refusé cette proposition lundi soir.

Avec AFP

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