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Javelot : Julius Yego, un champion du monde kényan pas comme les autres

Julius Yego, le héros de tout un peuple.
Julius Yego, le héros de tout un peuple. Franck Fife, AFP

Le lanceur de javelot kényan Julius Yego, champion du monde à Pékin, a signé un exploit historique en remportant une discipline dominée depuis longtemps par des athlètes scandinaves ou d'Europe de l'Est. Il est devenu le héros de tout un peuple.

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Le Kenya, pays des hauts plateaux réputé pour ses athlètes spécialistes du fond, est dans tous ses états depuis qu’il s’est découvert un nouveau héros. Le lanceur de javelot Julius Yego a en effet été sacré champion du monde du javelot, mercredi 26 août à Pékin, avec un jet à 92,72 m, soit la 3e meilleure performance de tous les temps. Cette médaille d’or, dans cette discipline, constitue une première historique pour l’Afrique noire.

"Un Kényan champion du monde du javelot, c'est incroyable. À Moscou, j'avais perdu la médaille de bronze au dernier essai. Ici, je me sentais fort", a expliqué le jovial Julius Yego, après sa victoire.

C’est une drôle de trajectoire pour celui qui est devenu la coqueluche des médias kényans, qui se gargarisent de son "jet monstrueux". Né en en 1989 dans le village de Cheptonon, dans le comté de Nandi, à quelque 300 km à l'ouest de la capitale Nairobi, il a développé sa technique de lancer de javelot en s’inspirant de vidéos visionnées sur YouTube. Ce qui lui vaut d’être surnommé le "YouTube man", dans son pays.

"J’ai passé mon enfance à lancer des choses, a-t-il confié au quotidien kényan ‘Daily Nation’. J’avais l’habitude de jeter des bâtons et des pierres près du village pendant que les autres enfants jouaient à cache-cache".

Une joie gâchée

Hélas, la joie qu’il a procurée à toute une nation a été entachée par l'annonce, deux heures avant son exploit, de la Fédération internationale (IAAF) des contrôles positifs de deux sprinteuses kényanes de 400 m et 400 m haies, Koki Manunga et Joyce Zakary.

Il s'agit de la première affaire de dopage depuis le coup d'envoi des Mondiaux de Pékin. Ces dernières années, 35 athlètes kényans de fond avaient été démasqués jusqu’ici. Pis, début août, la chaîne de télévision allemande ARD a diffusé un documentaire qui met notamment en cause la probité de l’athlétisme kényan.

Interrogé inévitablement sur cette question brûlante, le champion du monde kényan a répondu : "Pour ce qui est des cas de dopage, je peux juste dire que c'est honteux ! Comment quelqu'un peut faire ça ? Ce n'est pas bon de gagner en trichant, a déclaré Julius Yego au micro de RFI. Je pense depuis toujours qu'on peut gagner en étant propre. Honte à elles ! Cela n'a jamais été dans mon esprit. Je sais que je suis propre".

 

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