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Erdogan approuve la composition d'un gouvernement intérimaire en Turquie

Le président turc Recep Tayyip Erdogan serre la main de son Premier ministre, Ahmet Davutoglu à Ankara.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan serre la main de son Premier ministre, Ahmet Davutoglu à Ankara. STR, service de presse de la présidence, AFP

Le gouvernement intérimaire proposé par le Premier ministre turc Davutoglu a été approuvé vendredi par le président Erdogan. Cette équipe transitoire a pour mission de gérer le pays jusqu'aux élections législatives anticipées.

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Un parti pro-kurde entre pour la première fois de l'histoire de la Turquie dans un gouvernement transitoire. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a approuvé vendredi 28 août la constitution du gouvernement intérimaire proposé par son Premier ministre Ahmet Davutoglu.

Ce gouvernement transitoire, qui doit gérer le pays jusqu'aux élections législatives anticipées de novembre, comprend des nationalistes et des hommes politiques membres du Parti démocratique des peuples (HDP). Mais les portefeuilles les plus stratégiques, les ministères des Finances et de l'Économie notamment, restent entre les mains du Parti de la justice et du développement (AKP).

Deux parlementaires pro-kurdes du HDP, Ali Haydar Konca et Muslum Dogan, seront respectivement chargés des Affaires européennes et du Développement, a annoncé le Premier ministre Ahmet Davutoglu, à l'issue de la rencontre.

Le président turc et son Premier ministre ont à tour de rôle accusé ces dernières semaines le HDP d'être le bras politique illicite de la rébellion kurde du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui a rompu un cessez-le-feu en vigueur avec Ankara depuis 2013.

Conflit entre rebelles kurdes et l’armée turque

En vertu de la Constitution, le gouvernement provisoire n'a pas besoin de la confiance du Parlement, l'accord de la présidence suffisant. Il devra conduire les affaires jusqu'aux législatives anticipées, fixées au 1er novembre par le Haut conseil électoral, et sortir ainsi la Turquie de l'impasse politique dans laquelle elle se trouve depuis le scrutin du 7 juin.

L'AKP, la formation islamo-conservatrice d'Erdogan, qui règne sans partage depuis 13 ans, avait alors subi un revers électoral en perdant la majorité absolue, la contraignant à des pourparlers avec l'opposition pour la formation d'un gouvernement de coalition. En vain.

Depuis plus d'un mois, la Turquie est également  en proie à une résurgence du conflit entre les rebelles kurdes et l'armée turque. Ankara a déclenché une "guerre contre le terrorisme" le 24 juillet, visant essentiellement le PKK, dans ses positions retranchées en Irak et en Syrie. En réponse, le PKK a rompu le cessez-le-feu. Depuis le début de l'offensive, plus de 60 membres des forces de sécurité turques sont morts dans des attaques revendiquées ou attribuées au PKK.

Avec Reuters et AFP

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