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Nouvelle attaque des islamistes shebab contre une base de l'Union africaine en Somalie

Un soldat somalien à Mogadiscio, le 21 juin 2015.
Un soldat somalien à Mogadiscio, le 21 juin 2015. Mohamed Abdiwahab, AFP

Des combattants du groupe somalien Shebab ont attaqué mardi matin une base militaire de l'Union africaine (UA) dans le sud de la Somalie, à Janale, ont rapporté des islamistes et des habitants. Une cinquantaine de soldats auraient été tués.

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Les islamistes somaliens shebab ont attaqué mardi 1er septembre une base ougandaise de mission de l'Union africaine en Somalie (Amisom), à Janale, dans le sud du pays. Les Shebab, affiliés à Al-Qaïda, ainsi que plusieurs témoins ont fait état de lourdes pertes lors de cette nouvelle attaque.

"L'attaque a commencé avec l'explosion d'un kamikaze permettant aux combattants de pénétrer dans la base. Les combats se sont poursuivis à l'intérieur durant une quarantaine de minutes", a déclaré le porte-parole des Shebab, Abdulaziz Abu Musab. "Les moudjahidines ont pris le contrôle total de la localité et du camp militaire et se sont emparés de tout l'armement lourd", a-t-il ajouté.

Une version corroborée par des habitants de la zone, témoins de l’attaque. "Le contingent en entier a pris la fuite après que les combattants ont pénétré dans le camp [...] des centaines de shebab se sont emparés de l'armement" de la base, a affirmé un chef traditionnel, Mohamed Warsame.

Les Shebab ont également affirmé qu'une "cinquantaine de soldats de l'UA avaient été tués et que de nombreux autres s'étaient noyés en fuyant" à travers un cours d'eau proche, un bilan impossible à vérifier de source indépendante.

L’Amisom condamne l’attaque

La force africaine, qui avait nié dans la matinée avoir perdu le contrôle de la base de Janale, a condamné cette attaque quelques heures plus tard. "Étant donné la nature complexe de l'attaque, l'Amisom est en train de vérifier le nombre de victimes et l'étendue des dommages", peut-on lire sur leur compte Twitter.

Le porte-parole shebab a expliqué que cette attaque a été menée "en représailles" à la bavure commise par des soldats de l'Amisom, qui avaient tué par erreur sept civils participant à un mariage en juillet, "incident" pour lequel la force africaine avait présenté ses "sincères excuses" et inculpé trois soldats.

L'Amisom - aujourd'hui forte de 22 000 hommes - et les forces progouvernementales somaliennes ont chassé les Shebab de Mogadiscio en 2011. Les années suivantes, ils ont continué de déloger les islamistes de l'ensemble des localités d'importance qu'ils contrôlaient dans le sud et le centre somalien.

850 000 Somaliens en détresse alimentaire

Mais les quelque 10 millions de Somaliens n'ont toujours pas d'État stable : les Shebab contrôlent toujours de larges zones rurales dans le sud de ce pays. Ils ont abandonné le combat conventionnel pour les actions de guérilla, attentats-suicides et attaques complexes, certains jusqu'au cœur de Mogadiscio.

Fin juin, les Shebab avaient attaqué une base burundaise de l'Amisom à Lego, dans la région de Bay. L'Amisom et le gouvernement burundais avaient reconnu des pertes mais n'avaient donné aucun bilan précis. Des témoins avaient fait état de dizaines de morts, certains avançant le chiffre de plus de 50.

La Somalie, ravagée par les conflits et des sécheresses chroniques, est l'un des pays les plus pauvres du monde. Plus de 850 000 personnes ont besoin d'aide alimentaire, selon les derniers chiffres de l'ONU communiqués lundi.

Avec AFP

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