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Une centaine d'emails d'Hillary Clinton contenaient des informations sensibles

Hillary Clinton en juillet 2015.
Hillary Clinton en juillet 2015. AFP

Sur les quelque 7 000 pages d'emails d'Hillary Clinton rendues publiques lundi soir, près de 150 ont été "surclassées" de manière rétroactive au niveau confidentiel parce qu'ils contenaient des informations jugées sensibles.

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C’est une polémique qui pollue la campagne pour la présidentielle 2016 d'Hillary Clinton. Une centaine de courriels de la candidate démocrate, du temps où elle était secrétaire d'État, sur plus de 4 000 rendus publics lundi soir, ont été reclassés rétroactivement parce qu'ils contenaient des informations jugées a posteriori sensibles, selon la diplomatie américaine.

Le département d'État a publié lundi soir sur son site internet un nouveau train d'emails (4 368 exactement, soit environ 7 000 pages) envoyés, reçus ou transmis depuis une adresse et un serveur privés, lorsque la candidate démocrate à la Maison Blanche pilotait le ministère des Affaires étrangères (2009-2013).

>> À lire sur France 24 : "Hillary Clinton, la secrétaire d'État qui aimait trop les emails privés"

Le département d'État doit depuis le printemps, sur ordre de la justice, éplucher, classer et rendre publics par étape, tous les mois, des centaines ou des milliers d'emails sur les plus de 30 000 courriers électroniques professionnels de son ancienne patronne.

Il y a 15 jours déjà, le ministère avait reconnu qu'une soixantaine de ces courriels avaient dû être reclassés de manière rétroactive, au niveau "confidentiel", l'échelon le plus bas selon la règlementation draconienne en matière de communication et d'échange d'informations en externe et en interne pour l'administration américaine.

Pour publication d'ici janvier 2016

Sur les quelque 7 000 pages rendues publiques lundi soir, "je crois qu'il y a à peu près 150" pages - soit une centaine d'emails supplémentaires - qui ont été "surclassées" de manière rétroactive, a reconnu le porte-parole du département d'État Mark Toner, interrogé lors de son point de presse. Pourtant, la candidate démocrate à la présidentielle 2016 s'était déclarée il y a quelques jours "convaincue" de n'avoir "jamais envoyé ou reçu d'information qui était classifiée au moment de son envoi ou de sa réception".

Le département d'État a assuré, lundi 31 août, qu'il en était dorénavant à "25 %" de la totalité de la correspondance officielle de l'ancienne secrétaire d'État devant être publiée d’ici janvier 2016.

Hillary Clinton a envoyé, reçu ou fait suivre, durant son mandat de secrétaire d'État, 62 320 courriels depuis une boîte email privée (clintonemail.com) plutôt qu'en utilisant une adresse gouvernementale (state.gov), comme c'est la règle et comme le faisaient ses conseillers.

Elle a restitué au département d'État, sur copies papier et pour archivage électronique, les 30 490 courriels qu'elle considère comme professionnels. L'ex-secrétaire d'État avait jugé que les 31 830 emails restants étaient personnels et elle les a effacés de son serveur privé.

L'opposition républicaine, majoritaire au Congrès, la cible régulièrement sur cette affaire, l'accusant de manque de transparence. L'un de ses rivaux, le milliardaire Donald Trump, l'avait même jugée "discréditée" par cette polémique.

>> À voir sur France 24 : "Hillary Clinton, l'ex-Première dame qui se voualit présidente"

Avec AFP

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