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Union européenne : Paris, Berlin et Rome réclament une réforme du droit d'asile

Des migrants ont escaladé une barrière pour accéder à l'entrée de l'Eurotunnel près de Calais, le 28 juillet 2015.
Des migrants ont escaladé une barrière pour accéder à l'entrée de l'Eurotunnel près de Calais, le 28 juillet 2015. Philippe Huguen, AFP

Berlin, Paris et Rome ont co-signé une lettre appelant à une réforme du système actuel d'asile en Europe, qu'ils jugent dépassé, et à une répartition "équitable" des migrants dans l'Union européenne.

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Berlin, Paris et Rome réclament une refonte du droit d'asile en Europe et une meilleure répartition des migrants dans toute l'Union européenne, alors que le sud du continent doit faire face à l'afflux de milliers de migrants fuyant la guerre, les persécutions et la pauvreté au Moyen-Orient et en Afrique.

Dans une lettre commune, les chefs de la diplomatie allemand, italien et français soulignent "les limites et les imperfections" du système actuel d'asile en Europe, qu'ils jugent dépassé à la lumière de la crise des migrants, et réclament d'en revoir "les contenus et la mise en œuvre", selon un communiqué du ministère italien.

Dans cette lettre co-signée par Frank-Walter Steinmeier, Paolo Gentiloni et Laurent Fabius, les trois ministres "insistent sur l'exigence d'atteindre l'objectif d'une répartition équitable des réfugiés sur le territoire européen".

Discussion les 4 et 5 septembre

Le communiqué précise que la lettre a été adressée à la chef de la diplomatie de l'Union européenne, Federica Mogherini, afin qu'elle soit discutée à Luxembourg les 4 et 5 septembre lors d'une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l'UE.

Les Italiens réclament de longue date la mise en œuvre d'une vraie politique européenne d'immigration et la création d'un droit d'asile européen, ce qui nécessiterait une réforme de la législation actuelle.

Les accords de Dublin sur le droit d'asile obligent les demandeurs d'asile à déposer leur dossier dans le premier pays européen par lequel ils sont arrivés dans l'UE et où ils ont été enregistrés.

Mais les pays du nord de l'Europe reprochent à l'Italie et à la Grèce de ne pas chercher à identifier les nouveaux arrivants, permettant à nombre d'entre eux de poursuivre leur route pour déposer ailleurs leur demande d'asile.

Avec AFP

 

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