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L'appel à manifester pour les migrants prend de l'ampleur en France

Des migrants attendent à la frontière entre la Grèce et la Macédoine, près du village d'Idomeni, le 4 septembre 2015.
Des migrants attendent à la frontière entre la Grèce et la Macédoine, près du village d'Idomeni, le 4 septembre 2015. Sakis Mitrolidis, AFP

Un rassemblement de solidarité avec les migrants a lieu samedi, place de la République, à Paris. L'un des membres du collectif "Pas en notre nom", qui a lancé l’initiative sur Facebook, explique l’objectif de cette manifestation.

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En quelques jours à peine, plus de 17 000 personnes ont indiqué sur Facebook qu'elles participeraient au rassemblement organisé samedi 5 septembre place de la République, à Paris, en solidarité avec les réfugiés cherchant à fuir l'insécurité dans leur pays, sous le slogan "Pas en notre nom".

Lancé par des personnes qui se définissent comme de "simples citoyens ne pouvant rester indifférents à une tragédie humaine qui déshonore la France et l'Europe", le mouvement "spontané" a pris rapidement de l'ampleur.

"Nous n'avons pas de porte-parole, nous ne parlons au nom d'aucun parti politique, d'aucun syndicat, mais nous nous indignons simplement, de manière totalement indépendante, face au drame que vivent aujourd'hui les migrants qui cherchent par milliers à gagner l'Europe", explique à France 24 l'une des organisatrices, qui souhaite rester anonyme. 

>> À voir sur France 24 : "Vidéo : avec les migrants face au 'rideau de fer' hongrois"

L'objectif : rassembler un maximum de citoyens, quelles que soient leurs opinions politiques. "Pour demander l'accueil des réfugiés et le respect de la dignité humaine de tous les migrants. Pour dire que l'Europe ne peut se hérisser de murs et transformer ses mers en charniers sans perdre son âme", comme on peut le lire sur la page Facebook du collectif. Et l'initiative a essaimé en province, où des rassemblements devraient également avoir lieu. 

"Loin de toute récupération"

"L'idée est née spontanément sur les réseaux sociaux, autour de quelques personnes qui pour certaines travaillent avec des réfugiés, et qui ne se connaissaient pas forcément. Il y a eu un ras-le-bol face à ces images de migrants, que l'on voit tous les jours et qui sont épouvantables. Nous ne prétendons pas détenir la solution à ce problème, qui est complexe, mais il nous a semblé important de montrer qu'en France aussi, on était indigné", poursuit la militante.

Celle-ci insiste sur l'importance de l'indépendance du mouvement, que ses instigateurs souhaitent "universel et humaniste", sur le modèle de ceux nés en Allemagne face à la situation des migrants, ou encore sur celui d'Occupy Wall Street, en 2012. "Ce sont des initiatives inspirantes car elles marquent une époque où l'on souhaite s'engager de manière indépendante, loin de toute récupération".

Sur Twitter, l'information a été largement relayée.

Il sera proposé aux participants, ainsi qu'à ceux qui soutiennent l'initiative sans avoir pu s'y rendre, de se prendre en photo avec un panneau portant le hashtag #RéfugiésMigrantsDignité, puis de la poster sur les réseaux sociaux.

L'initiative ne fait cependant pas l'unanimité : des membres du collectif parisien de soutien aux réfugiés La Chapelle en lutte dénoncent un "coup de force", "une récupération des luttes actuelles des migrants (qui reposent sur l’union des réfugiés et des sans-papiers)".

Principal reproche : "L’opération s’appuie sur la reprise du slogan, 'pas en notre nom' né lors des manifestations du 11-Janvier", au risque d'une récupération.

Pour le collectif qui a lancé le rassemblement, "ce slogan a été choisi parce qu'il exprimait clairement et simplement notre indignation".

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