Accéder au contenu principal
FRANCE

Alain Juppé en faveur des frappes aériennes contre l'EI en Syrie

 Alain Juppé, ex-Premier ministre et ancien ministre des Affaires étrangères.
Alain Juppé, ex-Premier ministre et ancien ministre des Affaires étrangères. AFP
|
Vidéo par : Antoine MARIOTTI
3 mn

L'ex-Premier ministre Alain Juppé (Les Républicains) s'est prononcé dimanche en faveur de frappes aériennes contre l'organisation de l'État islamique en Syrie, mais contre une intervention au sol.

Publicité

L'ex-Premier ministre Alain Juppé (Les Républicains) a pris position dimanche 6 septembre. Il s'est prononcé en faveur de frappes aériennes contre l'organisation de l'État islamique (EI) en Syrie, mais contre une intervention au sol.

"Je suis favorable à l'extension des frappes aériennes qui existent aujourd'hui en Irak, dans le cadre d'une coalition, en territoire syrien", a affirmé le maire de Bordeaux au "Grand rendez-vous" Europe 1/Le Monde/iTélé.

"Aujourd'hui, devant la menace que constitue Daech [autre nom de l'EI], il faut étendre ces frappes aériennes", a-t-il insisté.

"J'ajoute simplement que leur efficacité est limitée, on le voit bien aujourd'hui en Irak : cela a permis tout juste de stabiliser la situation et pas réellement de faire reculer Daech", a-t-il observé.

"C'est aux pays de la région de faire le job"

"La grande question qui est derrière est de savoir s'il faut accompagner ces frappes aériennes par un déploiement au sol, et là, j'y suis tout à fait défavorable", a-t-il affirmé.

"Nous risquons, si nous nous engageons dans cette voie, de nous mettre dans un guêpier de même nature que celui que la coalition internationale a connu en Afghanistan, ou les Américains avec leurs alliés en Irak", a-t-il expliqué.

"C'est aux pays de la région de faire le job", a-t-il estimé, évoquant les pays arabes et la Turquie.

Il aussi souligné la nécessité de "chercher une solution politique". "Ce qui me navre, c'est que l'Europe est tétanisée et ne prend aucune initiative forte", a-t-il regretté.

Selon des informations publiées samedi par "Le Monde", la France envisagerait d'engager des opérations aériennes contre l'EI en Syrie, qui pourraient prendre la forme de frappes ou de vols de reconnaissance. Le président François Hollande pourrait annoncer lundi cette décision, lors de sa conférence de presse.

Interrogé sur la possibilité d'un consensus entre la majorité et l'opposition sur ce sujet, Alain Juppé a répondu : "Je pense qu'il peut y avoir là-dessus un assez large accord. Je crois que l'opinion (...) y serait sans doute aussi favorable."

Avec AFP
 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.