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TURQUIE

Brève incursion de l’armée turque au Kurdistan irakien pour traquer le PKK

Soldat turc en patrouille dans la province de Sirnak, à 15 kilomètres de la frontière turco-irakienne, le 23  octobre 2011.
Soldat turc en patrouille dans la province de Sirnak, à 15 kilomètres de la frontière turco-irakienne, le 23 octobre 2011. Mustafa Ozer, AFP
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Vidéo par : Achren VERDIAN
4 mn

Alors que l'armée turque a lancé des opérations terrestre et aérienne d'envergure contre le PKK dans le nord de l'Irak, un attentat revendiqué par le parti kurde a tué au moins 14 policiers, mardi, dans l’est de la Turquie.

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La Turquie ne cédera pas "aux terroristes" : le président turc Recep Tayyip Erdogan en fait la promesse. Pour pourchasser ses ennemis de toujours, les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Ankara a engagé ses troupes pour une opération au sol de "courte durée" dans le nord de l'Irak, une première depuis 2011.

"Les forces de sécurité turques ont franchi la frontière irakienne dans le cadre du droit de poursuite visant des terroristes du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) qui ont organisé les récentes attaques", a déclaré anonymement à l'AFP une source gouvernementale turque.

Après une série d’embuscades tendues par les rebelles du PKK qui ont provoqué la mort de 30 policiers ou soldats dans le sud-est de la Turquie, le chef de l'État Recep Tayyip Erdogan a juré de ne pas "abandonner le pays aux terroristes". "Dans ce pays, le cimetière des martyrs n'est jamais resté vide. Il semble qu'il ne le restera jamais", a-t-il déclaré mardi lors d’un discours télévisé. "Si Dieu le veut, la Turquie, qui a surmonté de nombreuses crises, réussira à se débarrasser de la peste terroriste".

 
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FR NW GRAB FROM 13H FATMA KIZILBOGA 14H

Frappes aériennes

 
Dans la nuit de lundi à mardi 8 septembre, plus de 50 chasseurs de l'aviation turque ont par ailleurs bombardé, des cibles du PKK dans le nord de l'Irak. Les bases de Qandil, Hakurk, Zap, Metina, Gare et de Basyan ont ainsi été massivement pilonnées. Ces frappes aériennes et le raid des forces spéciales ont entraîné la mort de "près de 100 terroristes" du PKK, selon l'agence Dogan citant des sources militaires.
 
"Quoiqu'il advienne, il faut nettoyer ces montagnes de ces terroristes. Un point c'est tout !", avait déclaré lundi le Premier ministre islamo-conservateur Ahmet Davutoglu devant la presse. "Les montagnes de ce pays ne seront pas abandonnées aux terroristes. Nous ferons tout pour l'empêcher", avait-il insisté.
 
Séries d’embuscades meurtrières du PKK
 
Ces opérations terrestres et aériennes de grande ampleur interviennent après une attaque meurtrière contre l’armée turque, qui a tué 16 soldats dimanche à Daglica dans la province d'Hakkari, jouxtant la frontière irakienne.
 
>> À voir sur France 24 : "Série d’attentats en Turquie : 'Le pays est entré dans un cycle de violences'"
 
Mardi 8 septembre, quelques heures avant l'enterrement des 16 soldats de Daglica, 14 policiers ont perdu la vie dans une autre embuscade du PKK, qui avait visé un minibus des forces de l'ordre, cette fois dans la province d’Igdir, près de la frontière avec l'Arménie, l'Iran et l'Azerbaïdjan.
 
Depuis la fin juillet, des affrontements meurtriers ont repris entre le PKK et les forces de sécurité turques, faisant voler en éclats les fragiles discussions de paix engagées par le gouvernement islamo-conservateur d'Ankara avec le groupe rebelle à l'automne 2012 pour mettre un terme à un conflit qui a fait quelque 40 000 morts depuis 1984.
 
Avec AFP et Reuters

 

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