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Tentative d’assassinat du chef d'État major de l'armée burundaise

Des soldats burundais à Bujumbura, le 1er juillet 2015.
Des soldats burundais à Bujumbura, le 1er juillet 2015. Marco Longari, AFP

Un mois après l'assassinat du général Nshimirimana, le bras droit du président Nkurunziza, le chef d'état-major de l'armée, le général Niyongabo, a réchappé à un attentat à Bujumbura, vendredi, lors duquel sept militaires ont été tués.

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Le numéro 1 de l'armée burundaise, le général Prime Niyongabo, a réchappé vendredi à une embuscade contre son convoi à Bujumbura, au cours de laquelle sept personnes ont été tuées, ont annoncé des sources policières. Le général Niyongabo est considéré comme un "dur" du régime burundais et l'un de ceux ayant contribué à la mise en échec de la tentative de coup d'État militaire des 13 et 14 mai derniers au Burundi.

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"Il y a eu un attentat contre le chef d'état-major de l'armée, le général Prime Niyongabo, heureusement il n'a rien eu, mais deux des assaillants ont été tués et un troisième capturé. Nous sommes en train de traquer le reste du commando", a déclaré le directeur-général adjoint de la police burundaise, le général Godefroid Bizimana.

Un haut-gradé de la police a précisé que quatre militaires de son escorte avaient également péri ainsi qu'une policière. Selon ce militaire, les assaillants, en tenue militaire, circulaient dans un véhicule de l'armée, depuis lequel ils ont ouvert le feu sur le véhicule du général Niyongabo et sur celui de son escorte.

Attaque "soudaine et violente"

"L'attaque était minutieusement préparée, elle a été soudaine et violente. Quatre des gardes du corps du chef d'état-major ont été tués sur le champ, et lui-même n'a dû son salut qu'au fait que son chauffeur a dépassé un bus transportant des policiers", empêchant les assaillants de le rattraper, a expliqué ce haut-gradé ayant requis l'anonymat. La policière tuée était une occupante du bus.

Un autre homme-clé de l'appareil sécuritaire burundais et artisan de l'écrasement du putsch, le général Adolphe Nshimirimana, ancien chef du Service national des Renseignements (SNR) considéré comme le bras droit du président Pierre Nkurunziza, a péri dans une embuscade similaire - tendue par des hommes en uniforme militaire lourdement armés - début août.

Le Burundi est plongé dans une grave crise politique depuis l'annonce fin avril de la candidature de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat, jugé anticonstitutionnel par l'opposition, la société civile et l'influente Église catholique. Cette candidature a provoqué durant six semaines à Bujumbura des manifestations quasi-quotidiennes, finalement étouffées par une brutale répression.

Les violences se sont toutefois poursuivies après l'élection de Pierre Nkurunziza le 21 juillet, avec plusieurs meurtres politiques touchant le camp présidentiel et l'opposition. Le porte-parole d'un petit parti de l'opposition burundaise, dont le président avait été tué en mai au plus fort des manifestations contre le troisième mandat du président Pierre Nkurunziza, a été abattu lundi 7 septembre à Bujumbura, au Burundi. Patrice Gahungu a été découvert mort dans sa voiture par des passants qui disent avoir été alertés par des coups de feu. Selon la police, il a été tué près de son domicile.

Avec AFP
 

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