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SYRIE

Une majorité de Français favorable à une intervention au sol en Syrie

Un char de l'armée syrienne de Bachar al-Assad au nord d'Alep, le 29 juillet 2015.
Un char de l'armée syrienne de Bachar al-Assad au nord d'Alep, le 29 juillet 2015. GEORGE OURFALIAN, AFP
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Selon un sondage Ifop publié dans le Journal du Dimanche (JDD), 56 % des Français se déclarent favorables à une offensive terrestre de la France contre l'organisation de l'État islamique (EI) sur le sol syrien.

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Selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche (JDD), 56% de Français seraient favorables à une participation de la France à une éventuelle intervention militaire terrestre internationale en Syrie. À la question "Êtes-vous favorable ou non à ce que la France participe au sein d'une coalition internationale à une intervention militaire terrestre en Syrie contre l'État islamique ?", 56% des sondés répondent par l'affirmative contre 43 % de non et 1 % ne se prononce pas.

L'adhésion à cette éventuelle intervention est plus forte chez les sympathisants des Républicains (LR) - 64 % - contre 59 % pour les sympathisants du Parti socialiste et 56 % pour ceux du Front national. En outre, 58 % des sondés estiment que l’organisation de l’État islamique "peut être vaincu militairement" (contre 40 % de non).

"Irréaliste et inconséquent", selon Hollande

Lors de sa conférence de presse début septembre, le président Hollande a réitéré sa position face à la Syrie. Il est "irréaliste et inconséquent" d’envoyer des troupes françaises au sol. "Irréaliste parce que nous serions les seuls. Inconséquent parce que ce serait transformer une opération en force d'occupation. Donc nous ne ferons pas d'intervention au sol, pas plus d'ailleurs que nous n'en faisons en Irak", avait déclaré le chef de l'État. La France a néanmoins procédé dès la semaine dernière à des "vols de reconnaissance" au-dessus de la Syrie en prévision d’éventuelles frappes aériennes.

L’ancien président Nicolas Sarkozy, instigateur d’une intervention militaire en Libye en 2011, réclame, de son côté, un engagement terrestre en Syrie. Pas de la France, mais des pays de la région, "comme les États du Golfe ou l'Égypte, et les forces de l'opposition syrienne. Qui peut penser que la Syrie sera libérée sans que les Syriens y prennent leur part ?", expliquait-il, jeudi au "Figaro". "On ne 'peut' pas, on doit vaincre Daech en quelques mois, si l'on s'en donne les moyens" ajoute-t-il.

L'enquête du JDD a été réalisée par téléphone du 11 au 12 septembre auprès d'un échantillon représentatif de la population âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas) de 1 005 personnes.

Avec AFP

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