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BURKINA FASO

Burkina Faso : le président Kafando et le Premier ministre retenus par la garde présidentielle

Le président par intérim du Burkina Faso Michel Kafando, le 31 juillet 2015, lors d'un déplacement en Côte d'Ivoire.
Le président par intérim du Burkina Faso Michel Kafando, le 31 juillet 2015, lors d'un déplacement en Côte d'Ivoire. Issouf Sanogo, AFP
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Des membres de la garde présidentielle au Burkina Faso ont pris en otage plusieurs ministres et le président par intérim Michel Kafando, qui sont retenus dans l'enceinte du palais présidentiel à Ouagadougou.

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C’est en plein conseil des ministres au Burkina Faso que des membres de la garde présidentielle ont fait irruption mercredi 16 septembre pour prendre en otage le président par intérim Michel Kafando, le premier miinistre Isaac Zida ainsi que les ministres de la fonction publique et d el'urbanisme, Augustin Loada et René Bagoro. 

Selon des informations recueillies par France 24, des coups de feu ont été entendus à l’intérieur du palais présidentiel et des militaires encerclent le palais, empêchant quiconque d’y entrer.

Dans un communiqué à la presse, le président du parlement intérimaire (CNT) du Burkina Faso, Cheriff Sy a déclaré que la nation était en danger". "Le devoir nous appelle car la nation burkinabé est en danger (...) Nous en appelons au devoir de solidarité des forces vives, des forces politiques, de la société civile et de la communauté internationale avec tout le peuple burkinabé pour faire échec à cette opération".
 

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GRAB FR24 BURKINA LEONCE KONE

Mercredi soir, des coups de feu ont été tirés par des soldats pour disperser les quelque 300 ou 400 manifestants qui s'étaient rassemblés près du Palais présidentiel. Le Régimant de sécurité présidentielle (RSP), reponsable de la prise d'otage, n'a à cette heure encore rien exigé. 

Il y a deux jours, la Commission de réconciliation et des réformes, chargée de présenter des réformes pour le gouvernement de transition, a proposé de démanteler la garde présidentielle dont le nom officiel est le Régiment de sécurité présidentielle (RSP). Le RSP était un des piliers du régime du président Blaise Compaoré, chassé du pouvoir par la pression de la rue en octobre 2014 après 27 années à la tête du pays.

Après le renversement du président Blaise Compaoré, l'armée a brièvement dirigé le pays, avant que le lieutenant-colonel Zida ne cède aux pressions et confie le pouvoir à un président civil intérimaire, Michel Kafando, en novembre. Des élections présidentielles et législatives doivent normalement avoir lieu en octobre prochain, le premier tour étant prévu le 11.  

Avec Reuters

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