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Hongrie : intervention musclée des autorités contre les migrants à la frontière

La police hongroise a utilisé des gaz lacrymogènes à la frontière serbe, le 16 septembre.
La police hongroise a utilisé des gaz lacrymogènes à la frontière serbe, le 16 septembre. Armend Nimani, AFP

Des échauffourées ont éclaté à la frontière entre la Serbie et la Hongrie entre les forces de l'ordre hongroises et des migrants. Quelques dizaines de ces derniers ont réussi à franchir un portail fermant la frontière.

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Les forces de l’ordre hongroises ont utilisé des gaz lacrymogènes mercredi 16 septembre contre des migrants massés du côté serbe de la frontière et qui tentaient de la franchir. Des échauffourées ont éclaté entre les deux parties.

"La foule rassemblée côté serbe de la frontière est devenue agressive et a lancé des pierres, des bouteilles et des bâtons sur les policiers côté hongrois, puis des migrants ont franchi le portail fermant la frontière", au poste dit Röszke II, avant d'être repoussés, a expliqué la police dans un communiqué.

Des journalistes de l'AFP présents sur place ont vu des migrants lancer des projectiles sur les forces de l'ordre hongroises, et celles-ci riposter en tirant des gaz lacrymogènes et en faisant usage de canons à eau. Des dizaines de migrants ont cependant réussi à pénétrer en territoire hongrois après plus d’une heure d’affrontements, en arrachant le grillage mis en travers des deux voies d’accès vers la Hongrie.

>> À lire sur France 24 : "Hongrie, Bulgarie, Macédoine : l’Europe entourée de barbelés ?"

Des tensions diplomatiques

Face à ces événements, la Hongrie a informé la Serbie qu’elle avait ordonné la fermeture pendant 30 jours du poste frontière de Röszke. De son côté, la Slovénie, qui fait partie de l’espace Schengen, a décidé de rétablir temporairement des contrôles à sa frontière avec la Hongrie en raison de la crise des migrants.

Au lendemain de l’annonce par la Hongrie de son projet d’extension de sa clôture en direction de la frontière roumaine, Budapest a convoqué l’ambassadeur de Hongrie dans son pays pour protester contre cette initiative. "Le ministre roumain des Affaires étrangères a réitéré sa position au sujet de la construction de cette clôture entre deux États de l’Union européenne, une action qui n’est pas politiquement correcte et qui va à l’encontre de l’esprit européen", ont expliqué les autorités roumaines dans un communiqué.

Dans une interview au journal autrichien Die Presse, Viktor Orban annonce également la mise en place d'une nouvelle clôture, à la frontière avec la Croatie, sur le modèle de ce qui est fait avec la Serbie. 

Le Conseil de l’Europe a également demandé à la Hongrie de s’expliquer sur sa nouvelle législation à l’égard des migrants, qui a pris effet mardi. Celle-ci rend passible de trois ans de prison ferme le franchissement de la clôture barbelée que Budapest a fait ériger sur les 175 km de sa frontière avec la Serbie.

"J’ai écrit au Premier ministre Orban pour avoir une explication sur ces nouvelles lois et les pratiques qu’ils ont mis en place", a déclaré Thorbjorn Jagland, le secrétaire général du Conseil de l’Europe, à l'agence Reuters.

"Vous n’avez pas le droit de passer une frontière illégalement, mais vous avez le droit d’avoir un procès équitable et d’être entendu dans votre propre langue et de comprendre ce qu’il se passe devant la justice". "La Hongrie a l’obligation de protéger ceux qui en ont besoin ", a insisté Thorbjorn Jagland.

Avec AFP et Reuters

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