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Le général Diendéré a pris la tête du Conseil de transition au Burkina Faso

Des troupes patrouilles dans les rues de Ouagadougou, le 17 septembre 2015.
Des troupes patrouilles dans les rues de Ouagadougou, le 17 septembre 2015. Ahmed Ouoba, AFP

Le général Gilbert Diendéré a été placé, jeudi, à la tête du Conseil national de la démocratie, nouveau pouvoir mis en place par les militaires qui ont renversé les autorités de transition du Burkina Faso. Il affirme avoir le soutien de l'armée.

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• À moins d’un mois de l’élection présidentielle, le général Gilbert Diendéré, ancien chef d’état-major du chef d’État déchu Blaise Compaoré, a pris la tête des putschistes qui ont renversé, jeudi 17 septembre, les autorités de transition du Burkina Faso. Des militaires du corps d'élite de l'armée ont quadrillé la capitale Ouagadougou et tiré en l'air pour disperser des manifestants hostiles au coup d'État.

• Gilbert Diendéré a déclaré sur France 24 n'avoir eu "aucun contact avec Compaoré". Il a assuré par ailleurs que l'ex-président n'a joué aucun rôle dans ce coup d'État. Le général a également affirmé avoir le soutien de l'armée. Il a enfin indiqué qu'il comptait libérer le président Kafando et le Premier ministre Zida, actuellement retenus en otages par les militaires du Régiment de sécurité présidentielle (RSP).

• Dans plusieurs villes du pays, les Burkinabè ont ouvertement marqué leur hostilité au coup d'État lors de rassemblements spontanés. Des manifestations violentes ont fait un mort et 60 blessés, selon un médecin du principal hôpital de Ouagadougou.

• Le chef du parlement intérimaire (Conseil national de transition), Moumina Cheriff Sy, a déclaré qu'il rejetait ce coup d'État mené par un "petit groupe" de militaires et qu’il assumait la présidence de transition en l'absence du président Michel Kafando, retenu en otage depuis mercredi par des membres de la garde présidentielle.

• Les putschistes ont décrété un couvre-feu nocturne de 19 h à 6 h et ordonné la fermeture des frontières terrestres et aériennes jusqu'à nouvel ordre.

• Au moins une personne est morte et des dizaines d’autres ont été blessées dans des affrontements qui ont éclaté à Ouagadougou jeudi soir. Selon des témoins, des soldats ont effectué des tirs de sommation, pour disperser des manifestants qui lançaient des pierres en direction des forces de l'ordre. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a demandé jeudi aux militaires burkinabés de "faire preuve de retenue et de respecter les droits de l'homme et la sécurité" de la population.

• La communauté internationale a fermement condamné ces évènements et appelé à la libération immédiate du président Kafando, du Premier ministre Zida, et de tous les autres officiels en détention. Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a quant à lui appelé les Français résidant dans la capitale à "rester confinés à leur domicile". "Il ne peut pas y avoir de légalité avec des putschistes", a pour sa part indiqué François Hollande.

• Le chef de l'État sénégalais Macky Sall, président en exercice de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), se rendra vendredi 18 septembre au Burkina Faso.
 

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