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Le réfugié syrien agressé en Hongrie pourrait devenir entraîneur en Espagne

Osama Abdul Mohsen, à gauche, en compagnie de Miguel Ángel Galán.
Osama Abdul Mohsen, à gauche, en compagnie de Miguel Ángel Galán. Javier Soriano, AFP

Au début du mois, une vidéo montrant une journaliste hongroise faire chuter un réfugié syrien avait fait le tour du monde. La victime de cet acte odieux est arrivée en Espagne, où il a été invité à travailler comme entraîneur de football.

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Il y a une semaine à peine, Osama Abdul Mohsen, réfugié syrien tentant d'échapper aux forces de l'ordre hongroises, avait fait la une des journaux. L'homme apparaissait dans une vidéo avec son enfant dans les bras, chutant lourdement au sol après le croque en jambes d'une journaliste hongroise, depuis licenciée par sa chaîne de télévision.

À l'inverse, Osama Abdul Mohsen pourrait, lui, bénéficier de cet incident pour trouver un emploi. Le Syrien est arrivé mercredi 16 septembre en Espagne, accueilli par de nombreux journalistes. Il a ensuite rejoint Madrid, où il doit intégrer le Centre national de formation, d'entraîneurs de football (Cenafe) de Getafe.

"Nous sommes un centre national d'entraîneurs de football, donc nous avons eu l'idée d'aider un camarade entraîneur. […] Comme il y avait la barrière de la langue, en l’occurrence l'arabe, Mohamed Larouzi, un de nos élèves, s'est proposé pour aider à la traduction et pour aller en Allemagne" le chercher, a expliqué le directeur du Cenafe, Miguel Ángel Galán, à une radio espagnole.

"Tout ce que je veux, c'est entraîner"

Avant que la situation ne se complique singulièrement en Syrie, Osama Abdul Mohsen avait entraîné le club Al-Fotuwa de Deir-ez-Zor, en première division nationale.

À son arrivée sur le sol espagnol, il n'a pas masqué sa joie. "Je vous aime tous, j'adore l'Espagne, merci l'Espagne", a-t-il déclaré, en anglais, devant les journalistes, avant de poursuivre en arabe : "Tout ce que je veux, c'est entraîner."

Le directeur du centre a également confirmé qu'il souhaitait accueillir "sa femme, sa fille et son autre fils", actuellement en Turquie, et qu'il aiderait son nouvel élève à obtenir l'asile politique. "Le plus important, qui est le logement, l'alimentation, les vêtements, un travail d'entraîneur que nous allons lui donner, ils vont l'avoir", a insisté Miguel Ángel Galán.

L'Espagne, au même titre que la France ou l'Allemagne, s'est engagée à recevoir plusieurs milliers de réfugiés parmi les centaines de milliers qui ont fui la Syrie, la Libye et d'autres pays où les conflits font rage.

Avec AFP

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