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BURKINA FASO

L'Union Africaine suspend le Burkina Faso

Le général Diendéré s'est entretenu à Ouagadougou avec le président de la Cédéao Macky Sall, le 18 septembre 2015.
Le général Diendéré s'est entretenu à Ouagadougou avec le président de la Cédéao Macky Sall, le 18 septembre 2015. Sia Kambou, AFP
4 mn

L'Union africaine a suspendu, vendredi, le Burkina Faso, à la suite du coup d'État militaire. Les présidents sénégalais et béninois, Macky Sall et Thomas Boni Yayi, sont à Ouagadougou pour tenter de faire infléchir le général Diendéré.

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L'Union africaine a annoncé, vendredi 18 septembre, la suspension immédiate du Burkina Faso, ainsi que des sanctions à l'encontre des instigateurs du coup d'État militaire qui secoue le pays depuis mercredi. Au terme d'une réunion d’urgence, le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'Union africaine (UA) a voté l'adoption de sanctions à l'encontre "de tous les membres du soi-disant Conseil national pour la démocratie" qui a mené le putsch. Ils sont tous frappés d'une interdiction de voyager et d'un gel des avoirs dans tous les États membres de l'organisation panafricaine.

Se posant en médiateurs, le président sénégalais Macky Sall, président en exercice de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), et le président du Bénin, Boni Yayi, se sont rendus à Ouagadougou auprès du général Diendéré dès vendredi. Ils doivent reprendre les négociations samedi en fin de matinée.

À l'issue de sa première rencontre avec ces responsables régionaux, le général Diendéré a annoncé qu'aucune décision n'avait été prise. "Il y a eu des propositions qui ont été faites par ces deux hautes personnalités et nous pensons nous revoir demain matin pour faire la synthèse. Je préfère ne pas donner de détails sur ceux dont nous avons parlé", a précisé le général Diendéré.

L'UA qualifie les putchistes "d'éléments terroristes"

Le représentant ougandais à la tête de la présidence tournante Mull Katende du CPS a qualifié "d'acte terroriste qui doit être traité comme tel" la séquestration du président de transition Michel Kafando et d'autres membres du gouvernement par les militaires du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l'ancienne garde prétorienne du président déchu Blaise Compaoré.

"Toutes les mesures prises par ceux qui ont pris le pouvoir par la force au Burkina Faso sont nulles et non avenues. L'UA ne reconnaît aucun processus en dehors de la transition", a ajouté le diplomate ougandais au nom du Conseil de paix et de sécurité. Ce dernier a demandé en outre à la commission de compiler une liste des membres de la "junte" et décidé de qualifier tous les officiers du RSP "d'éléments terroristes".

>> À lire sur France 24 : Coup d'État au Burkina Faso : "Il y a un risque d’instabilité politique dans la région"

Les médiateurs de la Cédéao à Ouagadougou

Confronté aux sanctions prononcées par l’UA vendredi, le général putschiste Diendéré, nouvel homme fort du Burkina Faso a dû multiplier les gages de bonne volonté. Dans la nuit de vendredi à samedi, il a reçu pendant près de 45 minutes Macky Sall, président en exercice de la Cédéao. Accompagné de son homologue béninois Thomas Boni Yayi, le président sénégalais doit s'entretenir une nouvelle fois avec le général Diendéré dans la journée de samedi.

"Il faut créer une dynamique de réconciliation nationale, de pardon, arrêter la violence, faire en sorte qu'un schéma accepté par tous et bien entendu de la communauté internationale, puisse permettre au pays de se repositionner dans sa voie et dans sa marche vers la démocratie", déclarait Macky Sall en fin de soirée. Il avait été l'émissaire de la Cédéao lors du soulèvement populaire qui, en octobre 2014, avait chassé du pouvoir le président Blaise Compaoré après 27 ans à la tête du Burkina Faso.

Avec AFP

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