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BURKINA FASO

Bref regain de tensions à Ouagadougou mais les négociations se poursuivent

Les manifestations se sont poursuivies au Burkina Faso après le coup d'État militaire, le 19 septembre 2015.
Les manifestations se sont poursuivies au Burkina Faso après le coup d'État militaire, le 19 septembre 2015. AFP
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Les discussions pour un plan de sortie de crise au Burkina Faso ont été perturbées, dimanche, par des manifestations pro-putschistes. La veille, le président béninois, qui mène une médiation sur place, avait promis "une bonne nouvelle".

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Les discussions entre médiateurs de la Cédéo, acteurs de la société civile et putchistes burkinabè visant à finaliser un plan de sortie de crise au Burkina Faso ont été perturbées, dimanche 20 septembre, par des manifestations pro-putschistes à l’extérieur de l’hôtel où se tenait cette réunion.

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"La tension est montée pendant de longues minutes ce matin. Alors qu’une cinquantaine, une centaine de partisans de la société civile étaient réunis calmement devant cet hôtel, des hommes portant des pancartes 'Vive le CND [Conseil national de démocratie, organe créé par les putschistes]' sont arrivés en nombre.Ils ont malmené, pourchassé, frappé ces manifestants. Ils s’en sont aussi violemment pris à des journalistes", a précisé Anna Sylvestre-Treiner, l’envoyée spéciale de France 24 à Ouagadougou, ajoutant que pour l’instant rien n’avait "filtré" des discussions de la matinée.

Selon l'AFP, les violences se sont propagées dans le hall de l'hôtel Laico où les médiateurs étaient réunis à Ouagadougou. Arrivés dans un premier temps dans l'enceinte de l'hôtel, des sympathisants du général Diendéré ont réussi à forcer leur passage dans le hall de l'établissement où ils ont saccagé le mobilier, avant de quitter les lieux, précise l'AFP.

La tension n’est donc pas retombée au Burkina Faso, l’inquiétude non plus alors que le président béninois Thomas Boni Yayi, qui mène la médiation à Ouagadougou avec son homologue sénégalais Macky Sall, avait promis samedi soir une bonne nouvelle pour dimanche matin, annonçant que le gouvernement de transition déposé par le coup d'État militaire serait rétabli.

Le 17 septembre, des hommes du RSP - Régiment de Sécurité Présidentielle de Diendéré - ont renversé les institutions de transition du Burkina Faso, avec à leur tête le général Diendéré. Très proche du président déchu Blaise Compaoré dont il a été pendant des années le chef d'état-major personnel et commandant du RSP, le général Diendéré reproche aux autorités installées après la chute en octobre 2014 du président Compaoré d'avoir dévoyé la transition, notamment en excluant les partisans de l'ex-homme fort des prochaines élections, prévues en octobre pour achever la période de transition.

Avec AFP et Reuters

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