Accéder au contenu principal

L'implication russe en Syrie peut changer la donne, selon Damas

Le ministre des Affaires étrangères syrien Walid Mouallem estime que l'implication russe dans son pays peut "changer la donne".
Le ministre des Affaires étrangères syrien Walid Mouallem estime que l'implication russe dans son pays peut "changer la donne". AFP (archives)

Pour le ministre des Affaires étrangères syrien, l'implication militaire russe en Syrie peut "changer la donne" dans la lutte contre les jihadistes, tandis que le secrétaire d'État américain estime qu'elle risque de compliquer la situation.

Publicité

L'implication de la Russie en Syrie va "changer la donne" dans la lutte contre les jihadistes, estime Damas alors que Washington, qui pilote une coalition internationale antijihadiste, la juge contreproductive et susceptible de compromettre toute chance de règlement du conflit.

Le ministre des Affaires étrangères syrien Walid Mouallem a estimé que l'implication de la Russie allait "changer la donne" dans la lutte contre les jihadistes. "La participation de la Russie dans le combat contre Daech [acronyme en arabe de l'EI] et le Front al-Nosra est encore plus importante que la fourniture d'armes à la Syrie", a ainsi déclaré Walid Mouallem à la chaîne Russia Today, avant que ces propos ne soient rapportés, dimanche 20 septembre, par les médias syriens.

Le ministre syrien a estimé que la lutte "contre le terrorisme" était "une priorité" qui allait "ouvrir la porte à une solution politique en Syrie", où le conflit a fait plus de 240 000 morts depuis mars 2011. Selon lui, l'implication russe va "ruiner les plans de tous ceux qui ont comploté contre la Syrie et démontrer que les États-Unis n'ont pas de stratégie claire contre Daech".

Pour Kerry, l’aide russe risque "de bloquer le chemin vers une résolution du conflit"

Mais le secrétaire d'État américain a au contraire estimé dimanche à Berlin que le soutien militaire de la Russie au régime syrien risquait "de bloquer le chemin vers une résolution du conflit". Selon John Kerry, cela risque en outre d'entraîner la venue d'encore plus de combattants jihadistes en Syrie et "d'enraciner Assad", qui ne fait pas partie d'une solution en Syrie pour les États-Unis.

Sur le terrain en Syrie, des groupes rebelles et des combattants du régime ont conclu dimanche un nouveau cessez-le-feu temporaire dans trois villes, après plusieurs jours d'intenses combats.

"La trêve qui concerne Zabadani (bastion rebelle près de Damas) et les villages (chiites) de Foua et Kafraya, qui représentent les derniers îlots du régime syrien dans la province d'Idleb, se maintient depuis midi, à l'exception de quelques tirs qui se sont abattus sur Foua dans l'après-midi", a indiqué l'OSDH (Observatoire syrien des droits de l'homme).

Avec AFP

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.