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Obama et le pape François affichent leur complicité à la Maison Blanche

Jim Watson, AFP

Barack Obama et le pape François ont affiché mercredi leur bonne entente lors d'une visite historique du souverain pontife à la Maison Blanche. Le pape, autorité morale, est aussi allié politique de taille pour le 44e président des États-Unis.

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Le souverain pontife a reçu un accueil magistral mercredi 23 septembre dans la capitale fédérale américaine. Une foule immense de près de 11 000 invités s'était réunie sur les pelouses de la Maison Blanche pour l'acclamer. Fait rare, le président américain Barack Obama, qui est de confession protestante, a accueilli lui-même le pape François sur une base militaire.

En le recevant dans les jardins de la Maison Blanche, Barack Obama a salué le rôle crucial du souverain pontif dans le rapprochement engagé entre les États-Unis et Cuba mais aussi dans la mobilisation internationale pour lutter contre le réchauffement climatique.

Le "soutien précieux" du pape

Obama, qui ne cache pas son admiration pour ce jésuite argentin dont il a loué la clairvoyance et l'humilité, compte sur son soutien pour ces deux chantiers-clés - Cuba et le climat - à moins de 500 jours de la fin de son second mandat à la présidence des États-Unis. Évoquant le "soutien précieux" du souverain pontife dans le rapprochement historique engagé depuis fin 2014 entre Washington et La Havane, le président a souligné qu'il était porteur d'une "meilleure vie pour le peuple cubain".

"Comme fils d'une famille d'immigrés, je suis heureux d'être un hôte en ce pays, qui a été en grande partie bâti par de semblables familles", lui a répondu le pape dans son discours en anglais, en allusion à la controverse politique sur l'immigration hispanique aux États-Unis. Quant à la lutte contre le réchauffement climatique, priorité de l'administration Obama, François a également insisté sur l'urgence d'un combat "qui ne peut être laissé à la génération future".

L'embargo économique contre Cuba passé sous silence

Malgré les déclarations de la Maison Blanche, qui a assuré que cette visite n'avait aucune visée politique, la venue du pape tombe donc à pic. Lorsqu'il s'exprimera jeudi devant le Congrès, une première dans l'histoire des États-Unis, François devrait  plaider pour le rapprochement américano-cubain et pour le climat. Deux sujets chers au président américain mais sur lesquels nombre de ses adversaires républicains ne décolèrent pas.

Les prises de position du souverain pontife agacent aussi les conservateurs et les milieux économiques libéraux. Dans l'avion qui l'emmenait à Washington mardi, le pape a toutefois promis de ne "pas mentionner" devant le Congrès la sensible question de la levée de l'embargo économique des États-Unis contre Cuba. "Le désir du Saint-Siège est qu'il y ait un accord satisfaisant pour les deux parties", a-t-il expliqué. Cette fin de l'embargo est réclamée par la Maison Blanche mais la plupart des républicains s'y opposent.

Les jours qui suivent, le pape doit aussi rencontrer des personnes défavorisées et assister à plusieurs cérémonies.

Avec AFP

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