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Syrie : "Il faut" une négociation sur la transition politique, estime Fabius

Laurent Fabius au Conseil de sécurité des Nations unies, en mars 2015.
Laurent Fabius au Conseil de sécurité des Nations unies, en mars 2015. Jewel Samad, AFP

Le chef de la diplomatie française a insisté samedi sur la nécessité d'entamer les négociations sur une transition politique en Syrie, sans pour autant faire du départ de Bachar al-Assad un préalable aux discussions.

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"Il faut qu'une discussion se noue." Selon le ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius, la priorité dans le dossier syrien est d'engager une négociation sur la transition politique à Damas.

Le chef de la diplomatie française a plaidé une nouvelle fois pour "la formation d'un gouvernement incluant des éléments du régime et des membres de l'opposition qui refusent le terrorisme", lors d'une conférence de presse en marge de son discours devant l'assemblée générale des Nations unies à New York, samedi 26 septembre.

Pour Laurent Fabius, cette position reflète une "unité de vue" avec ses collègues européens, "avec des nuances d'expression". Sans aller jusqu'à dire le clairement, comme la chancelière allemande Angela Merkel, qu'il faille discuter avec Assad, il n'a pas posé le départ du président syrien comme préalable à une négociation. "Cette négociation (en Syrie) ne peut pas avoir comme préalable que Bachar al-Assad sera l'éternel futur de la Syrie", a-t-il dit, "mais il faut qu'une négociation se noue".

Laurent Fabius a répété que le dirigeant syrien ne pouvait se maintenir au pouvoir. "Si on dit aux Syriens que l'avenir passe par Assad, c'est s'exposer à un échec", a-t-il prévenu. Le ministre a accusé le président syrien d'être responsable de 80 % des quelque 240 000 morts en Syrie depuis le début du conflit, en 2011.

L'Iran pour faciliter les pourparlers

La relance d'une solution politique en Syrie sera au centre d'une série de contacts que Laurent Fabius doit avoir à New York avec ses homologues américain, russe, iranien, émirati, saoudien, turc et irakien.

Avec le ministre iranien Mohammed Javad Zarif, il doit aborder les suites de l'accord de juillet sur le nucléaire iranien et "la situation régionale". Téhéran, principal soutien du régime syrien avec Moscou et à ce titre susceptible de peser en faveur d'une solution politique, est très courtisé depuis deux jours par les Occidentaux. M. Zarif a ainsi rencontré samedi le secrétaire d'État américain John Kerry, après la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini vendredi.

Mme Mogherini et M. Zarif ont "discuté de la manière de contribuer à la fin" du conflit en Syrie, selon un communiqué des services de Mme Mogherini, et se sont dits "prêts à coopérer, dans le cadre des efforts menés par l'ONU".

Avec AFP et Reuters

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