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Vidéo : victimes d’arrestations, des Rwandais refusent de retourner au Burundi

La gare de Kigali, point de départ vers le Burundi depuis le Rwanda, le 25 septembre 2015.
La gare de Kigali, point de départ vers le Burundi depuis le Rwanda, le 25 septembre 2015. Capture d'écran France 24

Depuis le début de la crise au Burundi en avril, les relations avec le voisin rwandais se sont détériorées. France 24 a rencontré des Rwandais qui ont peur de retourner au Burundi à cause des arrestations dont ont été victimes certains d’entre eux.

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À la gare routière de Kigali au Rwanda, grouille de monde en cet après-midi de septembre. Mais autour les mini-bus à destination du Burundi, personne ne se bouscule : les candidats au voyage sont peu nombreux. Pourtant, les Rwandais vivant dans ce pays voisin étaient légion avant le début de la crise politique qui secoue le Burundi depuis fin avril et la naissance d’un mouvement de contestation contre un 3e mandat du président burundais Pierre Nkurunziza. Aujourd'hui, rares sont les Rwandais qui franchissent la frontière pour retourner vivre au Burundi. Car depuis le début des tensions, les relations entre les deux pays se sont détériorées, Bujumbura accusant Kigali de vouloir déstabiliser le pouvoir en place.

"Aujourd'hui, c'est compliqué parce que les Rwandais sont torturés par certains Burundais qui accusent le Rwanda de soutenir la rébellion. Ils disent même que la rébellion est en train d'être entraînée ici au Rwanda", raconte un homme interrogé par Thaïs Brouck, envoyée spécial de France 24 à Kigali.

La diplomatie rwandaise en marche

En août, une trentaine de rwandais ont été arrêtés au Burundi, selon la ministre rwandaises des affaires étrangères, Louise Mushikiwabo. Aloïs Bayingana, chauffeur de taxi rencontré par France 24, est l'un d'eux. Jeté dans un cachot, il raconte avoir été torturé pendant deux semaines à cause de sa nationalité rwandaise. Il a été libéré après d'intenses pressions diplomatiques du Rwanda, aux côtés de 13 autres de ses compatriotes.

"Nos diplomates travaillent sur le sujet à plein temps. Nous ne sommes pas du tout inquiet quand au fait que ce souci sera résolu amicalement et diplomatiquement" a voulu rassurer Johnston Busingye, le ministre justice. Mais officiellement, malgré des tensions attestées, les autorités - des deux côtés de la frontière - assurent que les relations entre les deux pays restent bonnes.

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