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En images : à Paris, la "journée sans voiture" ne fait pas forcément recette

La circulation des véhicules motorisés a été interdite y compris sur les Champs-Élysées, le 27 septembre 2015.
La circulation des véhicules motorisés a été interdite y compris sur les Champs-Élysées, le 27 septembre 2015. Mehdi Chebil, France 24

Malgré les conseils de la préfecture, certains automobilistes parisiens ont été pris de court par la première "journée sans voiture", organisée par Anne Hidalgo dans la capitale. Reportage.

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"Madame! Madame, avancez !". Rabrouée par un policier au croisement entre le quai de la Râpée et la rue Ledru-Rollin, dimanche 27 septembre, la conductrice de la Peugeot 206 grise immobilisée au milieu du carrefour semble désemparée. La "journée sans voiture" à Paris lui a totalement échappé. À tel point qu'elle ne sait plus quel chemin prendre pour rejoindre le centre de la capitale où la circulation des véhicules motorisés est interdite jusqu'à 18 heures. À deux mois de la conférence sur le climat COP21, l'opération a pour but de sensibiliser la population à la lutte contre le réchauffement climatique et la pollution.

La Peugeot tourne finalement à gauche sur le pont d'Austerlitz, sous les coups de klaxons d'une dizaine d'autres voitures. Mais le calvaire de la conductrice ne fait que commencer car de l'autre côté du pont, elle se retrouvera de nouveau bloquée. Car l'interdiction ne concerne pas toutes les voitures. Les véhicules de secours, de police, les taxis, bus et les livreurs justifiant une desserte dans la zone mais aussi ceux des résidents peuvent circuler. Une tâche infiniment hardue pour la police. Et ce, même si 170 fonctionnaires de la préfecture de police, 250 "signaleurs" bénévoles et 70 agents de la Ville ont été mobilisés. "Le problème pour nous, c'est que c'est beaucoup plus compliqué que de bloquer juste une voie. Là, il faut gérer les gens qui ont le droit de passer, les résidents, et les autres...", confie un policier excédé.

Des Parisiens divisés

À quelques centaines de mètres de là, place de la Bastille, les voitures sont plus nombreuses que les vélos. Joaquim, 26 ans, est sceptique. "Je fais du velib' depuis deux ans. Nous sommes sortis spécialement pour profiter de la journée sans voiture, mais pour l'instant je suis déçu car il y a beaucoup trop d'exceptions...", déplore-t-il. Même son de cloche chez d'Alexandre, 19 ans. "C'est très compliqué", confirme l'étudiant en école de commerce et bénévole pour la journée. "Cela a été organisé à la dernière minute, nous n'avons même pas assez de barrière pour bloquer la rue correctement !"

Restreinte à quelques arrondissements parisiens (1er, le 2e, le 3e, le 4e, le 5e, le 6e, le 7e, le 10e et le 11e arrondissements) l'évènement avait été critiqué avant même d'avoir lieu. Dans une interview au Parisien début septembre, la maire de Paris Anne Hidalgo avait regretté que l'État ne l'ait autorisé à fermer à la circulation que dans "périmètre restreint se limitant au centre de la capitale".

Reste que certains parisiens ont décidé de voir le verre à moitité plein. À Saint-Michel, sur le quai de la Tournelle, non loin de la cathédrale de Notre-Dame, Sara a opté pour une voiture à pédales. "Paris sans voiture, c'est une bonne idée, il faudrait le faire plus souvent. Normalement, c'est dangereux de circuler à vélo ici, aujourd'hui c'est vraiment super !"

Paris est la quatrième ville après Sao Paulo, Bruxelles et Bristol, à mettre en œuvre une telle opération.

En images : le temps d'une journée, Paris sans voiture
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