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Le parc d’attraction "Dismaland" de Banksy bientôt recyclé dans la jungle de Calais

Le parc d'attraction lugubre Dismaland a reçu 150 000 visiteurs en Angleterre depuis le 22 août.
Le parc d'attraction lugubre Dismaland a reçu 150 000 visiteurs en Angleterre depuis le 22 août. Wikimedia Commons

Dismaland, le parc d'attraction subversif de l'artiste Banksy, va être envoyé aux migrants de Calais après avoir été démantelé en Angleterre. Le but : servir à construire des abris, ont indiqué les organisateurs.

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Le subversif et délirant parc d’attraction "Dismaland" créé par l’artiste britannique Banksy va faire peau neuve… à Calais. Cette gigantesque œuvre contemporaine qui tourne en dérision Disneyland pour en faire un lieu touristique hautement lugubre, était en cours de démantèlement, lundi 28 septembre à Weston-super-Mare, en Angleterre, et sera prochainement envoyée aux migrants dans la jungle de Calais, en France.

"Bientôt... Dismaland Calais", indiquait en effet un message sur le site Internet du parc d'attraction. "Tout le bois et les installations de Dismaland sont envoyés au camp de réfugiés près de Calais pour construire des abris. Aucun billet en ligne ne sera disponible", pouvait-on encore lire sur le ton de l'humour noir.

Des milliers de migrants vivent dans un camp informel près de Calais dans l'espoir de rejoindre le Royaume-Uni, perçu comme un eldorado.

>> À voir sur France 24 : Dans "la jungle" de Calais, la vie s’organise

Dismaland, qui exposait, parmi des œuvres d'une cinquantaine d'artistes, une réplique brûlée du château de Disneyland et une Cendrillon morte dans un accident de carrosse, a reçu 150 000 visiteurs en Angleterre depuis le 22 août.

Parmi les attractions, l’une montrait déjà l’intérêt que porte Banksy au sort des migrants : un jeu permettant de piloter, sur un plan d’eau calme, de petits bateaux remplis à ras bord de migrants, sans jamais parvenir à les faire débarquer.

Personnage mythique de la scène graffiti, Banksy, dont ni l'identité ni le visage ne sont connus, s'est livré à plusieurs actions spectaculaires. Début 2015, il s'est ainsi rendu clandestinement à Gaza pour réaliser des graffitis dénonçant les conditions de vie des habitants.

Avec AFP

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