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CONGO BRAZZAVILLE

Manifestation contre le "coup d'État constitutionnel" de Sassou Nguesso à Brazzaville

Un manifestant brandit une pancarte lors d’un rassemblement de l’opposition congolaise, le 27 septembre 2015 à Brazzaville.
Un manifestant brandit une pancarte lors d’un rassemblement de l’opposition congolaise, le 27 septembre 2015 à Brazzaville. Laudes Martial Mbon, AFP
3 mn

Des dizaines de milliers de manifestants ont pris d'assaut les rues de Brazzaville, au Congo, dimanche, pour crier "Sassou dehors". Le président, âgé de 72 ans, entend réformer la Constitution, ce qui lui permettrait de se représenter en 2016.

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L'opposition congolaise a tenu, dimanche 27 septembre à Brazzaville, la capitale du Congo, son plus grand rassemblement depuis le retour au pouvoir du président Denis Sassou Nguesso en 1997. Aux cris de "Sassou dehors" et "Le Congo n'appartient pas à Nguesso", des dizaines de milliers de manifestants ont affirmé leur opposition à une réforme constitutionnelle, assimilée à un "coup d’État", qui permettrait au chef d’État de briguer un troisième mandat en 2016.

Répondant à l'appel du Front pour l'ordre constitutionnel et l'alternance démocratique (Frocad) et de l'Union pour la démocratie congolaise (UDC), les sympathisants de ces deux plateformes réunissent la quasi-totalité de l'opposition avaient commencé à converger vers le lieu de rassemblement dès la fin de la matinée.

Les slogans "Pourquoi toujours toi ?" et "Sassoufit", très en vogue sur les réseaux sociaux depuis quelques mois, ont résonné parmi les manifestants, qui étaient plus de 300 000 personnes sur le boulevard Alfred Raoul, selon les organisateurs.

Pendant près de deux heures, les dirigeants des formations membres du Frocad et de l'UDC se sont relayés sur une tribune de fortune en haranguant la foule avant que celle-ci commence à se disperser sans encombre vers 16H00.

"Le jour où le président Sassou annoncera la date du référendum, nous ferons appel à vous et nous serons avec vous", a lancé à la foule André Okombi Salissa, un ancien allié du chef de l'État qui refuse la réforme de la Constitution.

"Déjà plus de 30 ans avec le même dirigeant…"

"L'heure de l'alternance est arrivée parce que nous avons déjà fait plus de 30 ans avec le même dirigeant. Nous voulons de l'alternance pour oublier une politique sociale marquée par [...] un taux élevé de chômage" et un faible niveau de développement, a déclaré pour sa part Mathias Dzon, un des meneurs du Frocad.

Pendant le meeting, un hélicoptère militaire a survolé les lieux à trois reprises sous les huées des manifestants criant : "Non à l'intimidation !"

Âgé de 72 ans, Sassou Nguesso, qui cumule 32 ans au pouvoir en République du Congo, a annoncé mardi vouloir soumettre à référendum une nouvelle Constitution qui lui permettrait de se présenter à la présidentielle devant avoir lieu mi-2016.

La Constitution actuelle lui interdit à double titre de se présenter car elle limite à deux le nombre de mandats que peut exercer un chef de l'État et à 70 ans l'âge maximal pour être candidat à la magistrature suprême.

La question de la révision des lois fondamentales est au cœur du débat politique dans plusieurs pays d'Afrique centrale où des dirigeants font face à plus ou moins brève échéance à l'obligation de céder la place, comme en République démocratique du Congo voisine.

Avec Reuters et AFP

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