Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE DÉBAT

Mouvement des "gilets jaunes" : le carburant des extrêmes ?

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Jean-Claude Juncker : "Nous entretenons des relations difficiles avec l’administration Trump"

En savoir plus

FOCUS

23 millions de candidats, 127 000 postes : Indian Railways recrute !

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Enrico Letta : "Aucun accord de Brexit ne peut réunir une majorité au Parlement britannique"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

François Durpaire et nos ancêtres pas si Gaulois

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Manou Gallo, un nouvel album groove et funk à la sauce ivoirienne

En savoir plus

Pas 2 Quartier

Lille: Ryad le jardinier, le bio au quartier

En savoir plus

L’invité du jour

Riad Sattouf : "La BD est le moyen d'expression le plus puissant"

En savoir plus

L'INFO ÉCO

Daniel Kretinsky, le milliardaire tchèque à l'assaut de la presse française

En savoir plus

FRANCE

Syrie : les premières frappes françaises ont visé un camp jihadiste "occupé et actif"

© ECPAD/EMA /Armée de l'Air, AFP | Une Rafale de l'armée française effectuant un vol de reconnaissance au-dessus de l'Irak (archives).

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 28/09/2015

Six avions français ont bombardé et détruit dimanche matin un camp d'entraînement de l’organisation de l'État islamique près de Deir ez-Zor, en Syrie. Retour sur les premiers raids de l’armée française en Syrie.

La France a "totalement détruit" un camp d'entraînement de l'organisation de l'État islamique (EI), situé dans l'est de la Syrie. Il s'agit des premiers raids aériens français en Syrie, annoncés dimanche par François Hollande, depuis New York où il assiste à l’Assemblée générale de l’ONU. "D'autres frappes pourront avoir lieu si nécessaire", a ajouté le chef de l'État, soulignant que la France avait agi en "légitime défense", pour "protéger" son territoire.

Selon Wassim Nasr, spécialiste des mouvements jihadistes à France 24, les frappes françaises ont précisément visé un camp jihadiste situé à Boukamal, la principale localité frontalière entre la Syrie et l'Irak située dans la province de Deir ez-Zor, aux mains de l’EI. La présence de plusieurs jihadistes français a été signalée dans les combats contre l’armée régulière syrienne, encerclée par l’EI depuis plusieurs mois dans cette région située à 450 kilomètres à l'est de Damas.

"Dans ce bastion jihadiste, il y a avait un camp mis en place il y a plusieurs mois par un Français, précise-t-il. Visiblement, ce camp, qui n’abritait pas uniquement des ressortissants français, a été considéré comme constituant une menace directe par Paris".

De son côté, le ministère français a sobrement indiqué que ce camp était "occupé et actif". Le raid de dimanche, qui a débuté à 6h30 heure française et a duré "environ cinq heures", a été mené à l’aide de cinq Rafale, un appareil de patrouille maritime Atlantique 2 et un avion de ravitaillement C-135, qui ont décollé depuis les bases de l'opération Chammal en Jordanie et dans le Golfe persique, a précisé le ministère dans son communiqué.

Des frappes pour se replacer dans le jeu politico-diplomatique ?

Le choix des cibles reste difficile pour l’armée française, a expliqué le général Vincent Desportes, spécialiste de stratégie militaire, interrogé dimanche sur France 24. "La stratégie de Daech [autre nom de l'EI, NDLR] est de positionner ses centres névralgiques à l’endroit où les dommages collatéraux peuvent être importants, d’où l’importance des reconnaissances qui ont été conduites de manière à déterminer précisément des cibles névralgiques mais non dangereuse pour la population".

Ce types de frappes concerneront le plus souvent "des moyens fixes qui sont soit des postes de commandement, soit des éléments logistiques ou des camps d’entraînement", note de son côté le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU.

D’un point de vue plus général, des experts ont exprimé leur scepticisme quant à l’efficacité de telles frappes, y voyant surtout un message politique à l'attention de l'opinion française, et un moyen de se replacer dans le jeu politico-diplomatique.

"Ces frappes sont beaucoup plus importantes sur un plan diplomatique et politique que militaire", a indiqué le général Vincent Desportes. "Il était extrêmement important que la France prenne cette position, de manière à bien montrer que cette fois elle, est prête à aller jusqu’au bout avec les coalisés américains, russes, britanniques et turcs".

Et de conclure : "La France s’est engagée dans un processus qui va s’accentuer afin de contenir Daech, le temps de trouver une solution pour l’éradiquer définitivement, sachant que ces frappes ne régleront pas le problème à elles seules".

Première publication : 28/09/2015

  • FRANCE

    Frappes aériennes en Syrie : la France choisira seule ses cibles, affirme Manuel Valls

    En savoir plus

  • FRANCE

    Premières frappes françaises en Syrie, Hollande évoque la "légitime défense"

    En savoir plus

  • IRAK

    La France renforce son dispositif militaire pour lutter contre l'EI en Irak

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)