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FRANCE

Marseille : une élue condamnée pour avoir refusé de célébrer un mariage gay

L'adjointe marseillaise, Sabrina Hout, convoquée au tribunal de Marseille le 1er septembre 2015.
L'adjointe marseillaise, Sabrina Hout, convoquée au tribunal de Marseille le 1er septembre 2015. Anne-Christine Poujoulat, AFP
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Une élue marseillaise a été condamnée pour la première fois en France mardi à cinq mois de prison avec sursis pour discrimination, après avoir refusé de célébrer un mariage entre deux femmes.

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La justice française a condamné mardi pour la première fois une élue marseillaise qui avait refusé de célébrer un mariage entre personnes de même sexe. Sabrina Hout, l’adjointe du 8e secteur de Marseille, qui a invoqué ses convictions religieuses, a écopé de cinq mois de prison avec sursis pour discrimination.

Sabrina Hout a en outre été condamnée à indemniser les deux épouses à hauteur de 1 200 euros chacune, ainsi que les associations de défense des droits LGBT SOS Homophobie et Mousse, qui s'étaient constituées partie civile, à 150 euros. SOS Homophobie a salué une "condamnation exemplaire".

Le tribunal s'est de plus montré plus sévère que le ministère public, qui avait requis trois mois de prison avec sursis et 1 500 euros d'amende.

À l'audience, Sabrina Hout avait oscillé entre excuses et justifications. "J'ai honte d'avoir fait ce que j'ai fait, si ça été interprété comme de l'homophobie", avait expliqué cette femme de 39 ans, tout en évoquant un simple "mauvais concours de circonstances", niant tout sentiment homophobe et intention discriminatoire.

Interviewées par France 3 Provence Alpes à l'aéroport d'où elles s'apprêtaient à embarquer pour leur "voyage de noces", les deux épouses, Claude Génart et Hélène Burucoa, ont salué "une décision qui [les] reconnaît comme victimes. Nous sommes contentes, a assuré Claude, car c'est enfin fini. Nous avons dû nous-mêmes faire cette action en justice" regrettant que "le procureur de la République [ait] au départ pris cela à la légère".

Selon le parquet, il s'agit là de la première affaire de ce type après 17 500 mariages célébrés en France entre personnes de même sexe depuis la promulgation de la loi du 17 mai 2013 sur le "mariage pour tous".

Avec AFP

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