ÉTATS-UNIS

Au moins 10 morts dans une fusillade sur un campus de l'Oregon

Des étudiants évacués du campus de l'unviersité d'Umpqua, dans l'Oregon, le 1er octobre 2015.
Des étudiants évacués du campus de l'unviersité d'Umpqua, dans l'Oregon, le 1er octobre 2015. AFP, Michael Sullivan, The News-Review

Un jeune homme de 26 ans a ouvert le feu sur un campus universitaire dans l'Oregon, aux États-Unis, tuant une dizaine de personnes. Déplorant "une routine", le président Barack Obama appelle de nouveau le Congrès à légiférer sur les armes.

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Un jeune homme de 26 ans a abattu, jeudi 1er octobre, une dizaine de personnes sur un campus universitaire de l'Oregon. Un nouveau massacre qui a provoqué la stupeur des Américains et la colère du président Barack Obama face aux fusillades devenues "une routine" aux États-Unis.

"Pour l'instant, nous pouvons confirmer dix morts" et sept blessés dans la fusillade, a déclaré le shérif du comté local, John Hanlin, lors d'une conférence de presse, sans préciser si le tireur, qui est mort lors d'échanges de tirs avec la police, faisait partie de ce bilan. Plus tôt, les autorités avaient fait état de 13 personnes tuées.

Plusieurs médias américains affirment qu'il s'agit de Chris Harper Mercer, un homme de 26 ans qui ne serait pas étudiant dans l'université où s'est déroulé le massacre. Les motivations du tireur n'étaient pas connues une douzaine d'heures après le massacre.

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"C’est la quinzième fois que Barack Obama s’exprime après une tuerie"

Le shérif, lui, a refusé de donner le nom de l'auteur de la fusillade. "Vous ne m'entendrez jamais prononcer son nom. Je ne vais pas lui donner la reconnaissance qu'il cherchait sans doute avant de commettre cet acte horrible et lâche", a-t-il lancé.

"J'étais dans la classe d'à côté de celle où le tireur" se trouvait, a témoigné une étudiante, Cassandra Welding, sur CNN. En entendant des coups de feu, "tous les étudiants dans la classe se sont jetés sous les bureaux et une femme, une de mes camarades de classe, a été voir ce qu'il se passait, a ouvert la porte et malheureusement le tireur lui a tiré dessus".

Les fusillades sont très fréquentes dans les lycées et universités aux États-Unis : l'une d'elles avait déjà eu lieu dans un lycée du Dakota du Sud mercredi, faisant un blessé, et une autre début septembre dans une université de Sacramento avait fait un mort et deux blessés.

Le 16 avril 2007, un étudiant de 23 ans avait tué 32 personnes avant de se donner la mort sur le campus de l'université de Virginia Tech, à Blacksburg (Virginie). C'est la pire fusillade de l'histoire du pays en temps de paix.

Plus récemment, un jeune homme de 20 ans avait massacré 26 personnes, dont 20 enfants, dans l'école de Sandy Hook à Newtown (Connecticut), le 14 décembre 2012. Dans une Amérique choquée par la mort des écoliers, Barack Obama avait alors tenté, en vain, d'œuvrer en faveur d'un durcissement de la législation sur les armes.
 

Les étudiants paniqués ont alors fermé la porte, éteint la lumière et appelé la police et leurs familles, tentant de se protéger avec "nos sacs, chaises, tout ce qu'on pouvait trouver au cas où il entre", a poursuivi Cassandra Welding.

Méthodique

Le tireur a méthodiquement abattu ses victimes, passant d'une salle de cours à l'autre de l'université d'Umpqua, selon les médias locaux. Des sources de CBS News ont fait état de "quatre armes - plusieurs pistolets et un fusil - (qui) ont été retrouvées sur la scène de la fusillade".

Jeudi soir, une veillée aux chandelles se tenait à Roseburg, et d'autres scènes similaires accompagnées souvent de prières se répétaient ailleurs dans l'État. Le campus universitaire, où étudient quelque 3 000 personnes, restera fermé aux étudiants jusqu'à au moins lundi, a annoncé la direction.

"Nos pensées et nos prières ne sont pas suffisantes", a de son côté lancé Barack Obama, le visage fermé, quelques heures après la fusillade, appelant une nouvelle fois le Congrès à légiférer pour mieux encadrer l'utilisation des armes à feu. "C'est devenu une routine", a-t-il déploré.

Prenant les Américains à partie, le président a appelé ces derniers à demander des comptes à leurs élus sur ce sujet : "À chaque fois qu'un drame comme celui-ci se produira, je répéterai que nous pouvons y faire quelque chose mais que nous devons changer nos lois", a-t-il conclu.

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Les fusillades les plus meutrières aux États-Unis

Avec AFP

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