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Frappes russes en Syrie : Hollande et Poutine tentent d'accorder leurs points de vues

Poignée de main entre François Hollande et Vladimir Poutine sur le perron de l'Élysée, vendredi 2 octobre.
Poignée de main entre François Hollande et Vladimir Poutine sur le perron de l'Élysée, vendredi 2 octobre. Stéphane de Sakutin, AFP

Les présidents François Hollande et Vladimir Poutine ont tenté, vendredi, de rapprocher leurs positions sur le règlement du conflit syrien, tandis que l'aviation russe a poursuivi ses bombardements dans les provinces de Raqqa, Alep et Idleb.

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Sur le perron de l’Élysée, les visages étaient fermés. François Hollande et Vladimir Poutine se sont rencontrés vendredi 2 octobre à Paris sur fond d'inquiétude occidentale liée aux frappes aériennes russes menées depuis mercredi en Syrie.

La rencontre avait pour but de tenter de rapprocher leurs points de vues sur la transition politique du régime de Bachar al-Assad. À l’issue d’un rendez-vous qui a duré une heure, nul ne sait si les deux hommes y sont parvenus.

L'Élysée rapporte tout de même que les deux chef d’État ont eu des "échanges approfondis sur la base des trois conditions" posées par la France pour envisager une coopération franco-russe sur le théâtre syrien : frapper l'organisation de l'État islamique (EI) et non d'autres objectifs, assurer la sécurité des civils et mettre en œuvre une transition politique claire, qui suppose le départ du président syrien Bachar al Assad, soutenu par Moscou.

Frappes russes contre Raqqa, Alep et Idleb

Si le dossier ukrainien doit être évoqué, vendredi après-midi, lors d’un sommet quadripartite entre François Hollande, Vladimir Poutine, Angela Merkel et le président ukrainien, Petro Porochenko, les frappes en Syrie occupent tous les esprits.

L'aviation russe a pour la première fois visé, jeudi soir, la ville syrienne de Raqqa, fief de l'EI, tuant au moins 12 combattants de l'organisation extrémiste, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). "Les corps des jihadistes ont été transportés dans un hôpital de la province", a indiqué Rami Abdel Rahmane, directeur de l'ONG. Et de préciser que les frappes russes avaient visé la périphérie ouest de la ville et la région où se trouve l'aéroport militaire de Tabqa, plus au sud-ouest.

À Moscou, le ministère de la Défense a annoncé des frappes jeudi soir dans la région de Raqqa (nord-est) lors d'une série de raids qui ont également ciblé des objectifs dans les provinces d'Alep (nord), d'Idleb (nord-ouest) et de Hama (centre). D'après le communiqué du ministère russe, des bombardiers tactiques Soukhoï-34 ont visé "un poste de commandement camouflé à Kasrat Faraj", au sud-ouest de la ville de Raqqa et un "camp d'entraînement" de l'EI près du village de Maadane Jadid, à 70 km plus à l'est.

Une "campagne de trois à quatre mois"

L'aviation russe a également frappé pour la première fois la province septentrionale d'Alep. Selon le ministère, "un poste de commandement et un centre de communication de l'EI ont été détruits" ont été détruits à Daret Ezzat dans la province d'Alep. En outre, "des bombardiers Su-25 ont frappé un camp de l'EI à Maaret al-Noomane, dans la province d'Idleb. Des bunkers et des stocks d'armes appartenant aux terroristes ont été complètement détruits".

La campagne de frappes aériennes russes en Syrie devrait durer "trois à quatre mois" et s'intensifier, a déclaré vendredi le président de la Commission des Affaires étrangères de la Douma, Alexeï Pouchkov. "Il y a toujours un risque d'enlisement, mais à Moscou, on parle de trois à quatre mois d'opérations", a-t-il indiqué à la radio française Europe 1.

Avec AFP et Reuters
 

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